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LE CONCERT
DE NOIR DÉSIR AU FESTIVAL "CA BOUGE ENCORE",
À TOULOUSE, LE 28 SEPTEMBRE 2001 - organisé
par Bleu citron et Taktikollectif
LE
COMMENTAIRE DE
WILFRID
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Toulouse,
29/09/2001, 23h58. Après le raï de
Takfarinas (pas entendu because embouteillages pour
accéder au site
) et le " reggae des
campagnes " plein d'esbroufe de Tryo, ils sont
là
A une intro
inédite où Cantat accompagne de ses
feulements les cuivres gutturaux d'Akosh S.
succèdent " Si rien ne bouge ", totalement
en phase avec l'actualité toulousaine ("
Regarde là-bas au bout de mon doigt si rien
ne bouge le ciel devient rouge "), " Pyromane "
avec un Tessot-Gay déchirant, " No, no, no "
puis " La chaleur ", pleine
d'électricité. Après une
petite pause, Noir Désir revient pour une
version inédite &endash; et à mon
goût beaucoup trop approximative - de "
Marlène ", mi-anglaise mi-française,
où Akosh S. se fait cependant remarquer par
ses interventions veloutées. Rien à
redire en revanche de la version longue et
envoûtante de " One trip / one noise "
où l'harmonica de Cantat semble mener un
dialogue avec les cuivres d'Akosh S., et du nerveux
" Les écorchés ", impeccablement
léché. Arrivent alors deux titres
issus du nouvel album : " Son style 1 ", où
Jean-Paul Roy s'illustre avec un son de basse
énorme, et le
météorologiquement approprié "
Le vent nous portera " qui met en exergue la
virtuosité d'Akosh S. On change de registre
avec " Tostaky ", interrompu pour un pogo trop
violent mais recommencé avec vigueur pour se
conclure sur le refrain " Aqui para nosotros "
chanté en chur dans une version latino
surprenante mais convaincante. Après une
nouvelle pause rendue nécessaire par des
problèmes techniques qui ont interrompu le
solo final de " Tostaky ", le groupe revient pour
un tonitruant et fusionnel " Lazy ",
véritable orgie sonique où le saxo
&endash; ou la kalimba &endash; d'Akosh S. fait
merveille. Suivent " Lolita nie en bloc ", avec un
Tessot-Gay gesticulant et maltraitant plus que
jamais sa guitare, et " L'homme pressé ",
que Cantat dédicace judicieusement à
Thierry Desmarest, le PDG du groupe
pétrolo-mortifère Total-Elf-Fina,
propriétaire de la désormais
célèbre usine AZF
C'est fini ?
Non ! Ils reviennent en scène une
dernière fois pour " A l'arrière des
taxis ", l'incantatoire " Des armes " où
l'on voit Tessot-Gay délaisser sa guitare
pour un synthé et, last but not least, "
Comme elle vient ", conclue dans le noir suite
à un nouvel incident technique. Il est
environ 01h40, les roadies prennent
place.
Bilan ? Pour
ce - à ma connaissance - premier concert
depuis la sortie de leur nouvel album, Noir
Désir a offert au public une prestation
honnête - que l'on pouvait néanmoins
juger un peu courte et qui n'aurait pas pâti
d'un supplément d'âme
-
composée de titres issus de l'ensemble de
leur répertoire (cf play-list), Si on a vu
Bertrand Cantat témoigner par le
passé de plus d'engagement physique, Serge
Tessot-Gay m'a semblé en revanche
particulièrement en verve et la
discrétion de Denis Barthe et Jean-Paul Roy
n'a eu d'égal que la propreté dans
leur jeu. Akosh S. s'affirme quant à lui
comme étant désormais à part
entière le cinquième homme du combo
bordelais. Enfin, si le son était plus que
correct pour un concert en plein air, on ne peut
que regretter les velléités choristes
d'une partie du public. Quand on n'est pas
sollicité, on la boucle, non ?
Nota Bene :
Le lendemain a eu lieu la seconde soirée du
festival. A une Cheikha Rimitti étincelante
malgré son grand âge ont
succédé des Têtes Raides
impeccables, qui ont joué plusieurs
inédits et une survoltée "
Iditenté " (mais sans Noir Désir).
Manu Chao et son Radio Bemba Sound System ont
ensuite, pour la dernière date
française de leur tournée, offert une
prestation scénique époustouflante de
2h30 avec notamment un final Mano Negra
exceptionnel. En un mot ? ANTHOLOGIQUE
!!!
Play-list du
concert de Noir Désir au festival Ca bouge
encore le 28 septembre 2001 à
Toulouse
1. Intro
2. Si rien ne bouge (Du ciment sous les
plaines)
3. Pyromane (Où veux-tu qu'je r'garde)
4. No, no, no (Du ciment sous les plaines)
5. La chaleur (Veuillez rendre l'âme à
qui elle appartient)
6. Marlène (Tostaky)
7. One trip / one noise (Tostaky)
8. Les écorchés (Veuillez rendre
l'âme à qui elle appartient)
9. Son style 1 (Des visages des figures)
10. Le vent nous portera (Des visages des
figures)
11. Tostaky (Tostaky)
12. Lazy (666.667 club)
13. Lolita nie en bloc (Tostaky)
14. L'homme pressé (666.667 club)
15. A l'arrière des taxis (Veuillez rendre
l'âme à qui elle appartient)
16. Des armes (Des visages des figures)
17. Comme elle vient (666.667 club)
Wilfrid
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LE
COMMENTAIRE
D'ANTOINE
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Après
350 bornes de route avec ma femme, motivés,
excités, nous débarquons vers 19h00
à Toulouse au beau milieu des bouchons (plus
vite!plus vite !), les voitures
dépassées par des grappes de plus en
plus nombreuses de jeunes se dirigeant vers le
festival.
A
l'entrée , petit clin d'oeil amusé et
admiratif pour trois musiciens-chanteurs
déguisés en sorciers verdâtres
aux longs nez : ils étaient vraiment
drôles et talentueux. Chapeau (pointu)
!!
Cela dit,
désolés mais un concert de taille
nous attendait un peu plus loin et nous souhaitions
nous approcher le plus possible de la
scène...
Ouverture des
festivités avec TAKFARINAS, ça
bougeait bien et le chanteur avait une bonne voix
et essayait de chauffer les spectateurs. Mais je
n'ai pas senti le public très
réceptif , plutôt impatient. Il est
vrai que j'ai moi-même trouvé cette
musique un peu répétitive et
lassante; d'autant plus que j'espérais Noir
Désir de plus en plus. C'est dur de faire
une première partie avec un public qui n'est
pas le sien et qui attends le spectacle pour lequel
il est venu.
J'ai bien
aimé le projet du chanteur de TAKFARINAS :
utiliser ces montagnes d'argent vouées
à la guerre plutôt à la
musique.
Utopie?
Pourquoi pas?...
En
2ème partie, TRYO, que j'avais vaguement
entendu à la radio...La foule, subitement,
se tasse un peu plus et beaucoup chantent en choeur
les refrains, et les vélos roulent à
gande vitesse.
Découverte
ravie. Ces trois chanteurs-guitaristes de reggae
ont une pêche communicative, de l'humour, des
textes lucides pleins d'espoir qui font
mouche.
Je fus
particulièrement ravi de la prouesse vocale
qu'ils nous ont offerte vers la fin,
entremêlant savamment leurs voix, partant
dans un délire parfaitement
maîtrisé...
Excellent.
A retenir et
à suivre...
Enfin,
après une longue, longue attente,
Noir
Désir a fait son apparition (aux alentours
de minuit) :
premier
morceau, démarrage en douceur, dans l'intro
duquel B. Cantat nous régale
déjà d'une puissante vocalise.Durant
"Rien ne bouge", la foule se presse plus encore,
jusqu'à ne plus avoir la place de bouger,
à-peine sautiller ; et de dangeureuses
vagues humaines commencent à nous bousculer
sérieusement.
Ensuite,
ça va très vite, les guitares
s'excitent et B.Cantat posse ses cordes vocales
à la quasi-limite, et c'est parti pour le
pogo!!!Ma femme étant enceinte de 5 mois,
nous nous éloignons de ce noyau de violence,
quite à un peu moins apprécier la
scène et nous contentant des écrans
géants.
Les versions
de chaque chanson sont pratiquement toutes
inédites, ce qui fait le charme du live : on
redécouvre ses morceaux
préférés, de "Lolita nie en
bloc" à "Tostaky", on a l'impression qu'ils
sont joués ainsi rien que pour nous
.
Je ne
donnerais pas la liste complète, et dans
l'ordre d'apparition, de tous les titres
joués ce soir-là car d'autres l'ont
déjà très bien
fait.
A noter que
"Tostaky" fut interrompue par deux fois (c'est le
charme du direct) : d'abord le chanteur s'est
arrêté de lui-même. Nous
étions déjà un peu loin pour y
voir et entendre à la perfection mais il
semblait que Cantat engeulait une partie du public
un peu trop violente (certains qui étaient
aux 1ères loges pourront sûrement nous
le confirmer via l'excellent site de mr
Garnier...). La 2ème fois, il y a eu un
problème technique, plus de son!!! J'ai
vaguement entendu B. Cantat crier avec le public.
Il riait(jaune?) et applaudissait en direction du
service technique... Et puis cela s'est
rétabli et le groupe a chauffé les
planches de plus belle...
L'arrivée
du morceau "Le vent nous portera" , accoustique,
tranquille, contrastait curieusement avec les
précédent, saturés
d'électricité et de fougue.
C'était comme un courant d'air
rafraîchissant, une respiration... Avec un
tel titre, le groupe a dû découvrir un
nouveau rapport avec son public, plus
intime...
Quant
à la mise en musique du texte de Léo
Ferré "Aux armes", les 10.000 (voire
plus!)spectateurs ont tous semblés avoir eu
comme le souffle coupé, silencieux,
hypnotisés, "scotchés",
émerveillés par le lyrisme de
B.Cantat, par l'émotion puissante qu'il est
capable de générer.
Wahouh!!!
J'en suis encore tout
décoiffé!
Encore
quelque mots...
Malgré
des coupures de courant vers la fin, plus de
lumière, plus d'écrans géants,
les artistes sont allés au bout de leurs
interprétations quelquefois à la
lueur de quelques lampes-torches...
Bertrant
Cantat m'a semblé un peu absent,
peut-être un poil agacé par
je-ne-sais-quoi. Il est un peu distant par rapport
à son public et peu loquace (mais
peut-être est-il habituellement ainsi...). Il
est vrai que le "salut-merci" de la fin m'est un
peu resté en travers de la gorge : un peu
trop lapidaire à mon goût, trop
brutal. Impression que le public dont
j'étais ou autre chose l'avait
emmerdé ce jour-là...
Enfin, (et
peut-être est-ce ce qui l'a
énervé), B. Cantat semblait avoir la
voix un peu encombrée, un peu plus
enrouée que d'habitude. Malgré ses
performances, j'ai senti qu'il se forçait de
trop.
Peut-être
qu'après une opération des cordes
vocales, et au risque de déçevoir son
public, peut-être devrait-il se calmer un
tout petit peu ?
Mais juste un
tout petit peu.
Pour que nous
profitions encore et encore de ses
talents.
Antoine.
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LE
COMMENTAIRE DE
LAURENT
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Souvenirs
de la première fois, Nuit du Rock, juillet
89, parking St Jean d'Acre, la Rochelle. Modif de
dernière minute, le groupe cloturera la nuit
à la palce des Négresses Vertes.
Personne (ou presque) n'aura à le
regretter.
Unique et
mémorable passage aux Francofolies (n'en
déplaise à HM). Toulouse, 28
septembre 2001. Autre festival, "Bouge encore...",
autre public, autres groupes. Autre temps, autre
moeurs, ND cloture d'entrée lasoirée
... une décennie de notoriété
et de succés oblige.
Je ne reviens
pas sur les titres joués ce soir là.
Le set fut compact, dense énergique
malgré un son plus que moyen (à mon
opinion le pire de tous les participants du WE).
Dommage la prise de choux discrète mais bien
réelle entre Serge T. Gay et Denis Barthe.
Triste le son de la voix un peu trop en retrait.
Ronde et claquante la basse. Superbe
l'intégration de Akosh (qui apporte
beaucoup).
Un (gros)
regret tout de même qui améne une
critique: la trop faible représentation du
dernier (et excellent) album. Trois extraits c'est
trop peu. Manque d'ambition??!! Peur ou trop
difficile de jouer live des morceaux très
arrangés ??!! Je persiste à penser
qu'il faut assumer ses choix. La rupture avec le
rock pur et dur affichée par le dernier opus
(quoique à bien y écouter...) est
absente de leur prestation scénique.
Illustration : la version de "Son style 1" rendue
plate par l'absence de l'orgue hammond... mais pas
plus rageuse
ND n'en est
pas à sa première dans le domaine.
Loin le temps des furieuses reprises Iggypopienne
ou beatlessiennne. Boules toujours coincées
suite au refus d'obstacle du concert de soutien au
Sous-Marin à Vitrolles (dont JP Roy portait
d'ailleur le T shirt promo) : version originale des
Imbéciles... du grand Georges au lieu de la
reprise que nous attendions tous et dont ils sont
surement capables (cf leur participation à
l'hommage collectif à Brassens).
Merci pour
les Ecorchés rendus à leur
électricité d'origine...
Merci pour l'Arrière de taxis qui m'a
longtemps manqué...
Et merci pour la superbe
Marlène...
A l'avenir
(proche?!!) gratifiez nous d'un peu plus de visages
pour que l'on se figure que vous avez d'la
gueule....
Laurent
(Mtp)
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LE
COMMENTAIRE DE
CHRISTIAN
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Eh
ben ça y est ! Après quelques 750 Kms
en voiture, nous y sommes ! Beaucoup de monde,
évidemment, malgré les derniers
tristes évènements
toulousains.
20h00 :
TAKFALIDAS et les premières gouttes de pluie
arrivent sur scène. Musique "jal
berbère", avec des morceaux beaucoup trop
longs à mon goût...
22h00 : TRYO
et son reggae/ragga bien léché
commencent un début d'incendie devant une
foule toujours plus nombreuse. On ne doit plus
être très loin des 10 000 personnes,
maintenant.
00h00 : ENFIN
! La bande à Cantat arrive sur
scène... Il ne pleut plus ... "Si rien ne
bouge" peut démarrer...
Les titres
s'enchaînent, le public se
déchaîne, et le temps qui nous avait
semblé si long jusqu'à maintenant
s'est accéléré au point que
lorsque le 1er set se termine, une heure s'est
écoulée... Bertrand a la voix
cassée et semble avoir du mal sur certains
morceaux (notamment Tostaky et Lazy). Mais
malgré tout, l'ensemble est tonique, bien
enlevé, comme d'hab', quoi.
Pour revenir
à "tostaky", à signaler quand
même deux interruptions ! La première
pour "pogo" un peu trop violent dans la fosse
(force 6-7 environ), la seconde tout à la
fin du morceau pour cause de ... Rupture de sono
!
Viennent
ensuite 2 rappels, quand même (!),
respectivement de 20 mn et 1/4 h. Au total, un peu
plus d'une heure et demie, avec d'excellentes
versions de Marlène, Lazy, Des armes
(magnifique) et un "homme pressé"
spécialement dédicacé à
M.DESMARETS, le patron de TOTAL et de l'usine
AZF... Sifflets garantis !
En
conclusion, un concert réussi, malgré
une sono à la limite.
Comme
d'habitude, à la fin, on en voudrait "encore
et encore" ...
Voici la
liste -à peu près exhaustive- des
titres joués, et pas dans le bon ordre.
(J'aurais perdu au burger de la mort !).
- SI RIEN NE
BOUGE
- LE FLEUVE
- LA CHALEUR
- LES ECORCHES
- MARLENE
- SON STYLE 1
- LE VENT NOUS PORTERA
- TOSTAKY
- L'HOMME PRESSE
- NO, NO, NO
- DES ARMES
- ONE TRIP/ONE NOISE
- LAZY
- COMME ELLE VIENT
- LOLITA NIE EN BLOC
A
bientôt, pour de nouvelles aventures ! Et
vivement la tournée 2002 !!!
CHRISTIAN
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LE
COMMENTAIRE DE MAYLIS,
GUILLAUME, LAPIN (!?) ET
FABIEN
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Hier
soir, y'avait la première partie du festival
"Ca bouge encore !" à Toulouse...
Après
des heures d'attente, sur la rocade bouchons
graves..., voitures garées à 2 km...,
queue pendant 3/4 h pour rentrer..., queue pour
boire..., queue pour manger... Résultat,
fans de Noir désir, placés loin de la
scène, en plus les écrans
"géants" pas assez haut, pour les gens comme
moi... Organisation LIMITE... pour 20 000
personnes...
Je viens
d'apprendre que des personnes n'ont même pas
pu atteindre le site du concert, alors qu'ils
avaient leurs places ( et le temps... ), le concert
de ND ayant démarré à
MINUIT..., le manque d'organisation est flagrant...
Le concert
lui-même fut GENIAL !!! Dès le
départ, ce ne fut qu'une succession de vieux
morceaux "A l'arrière des taxis",
"Marlène", "One trip one noise", "Danse sur
le feu Maria", "Lolita nie en block", "Lazy", "La
chaleur","Comme elle vient","L'homme pressé"
dédié à Desmarrets -
président de Total-Fina-Elf
propriétaire de l'usine explosée de
Toulouse !!! -, "Les écorchés", "Si
rien ne bouge" et "Tostaky" recommencée...
Quel plaisir... l'ambiance fut électrique
sur ce morceau... Du dernier album, "Son style",
"Le vent l'emportera", "et un "Des armes"
fantastique, presque énigmatique... Pour la
moitié du concert tout Noir Désir sur
fond de techno... le festival organisant en
même temps un autre spectacle non loin de
là...
Le concert
était vraiment très bien mais nous
savions déjà que Bertrand
n'était pas un grand bavard mais faut pas
exagéré... Nous sommes Toulousains,
on se sent comme rescapés, survivants avec
ce qui s'est passé vendredi dernier, et...
pas un mot !!! à part cette dédicace
sur "L'homme pressé"... Je trouve ça
limite mais c'est mon petit avis
perso...
Le plus
frustrant a été cette fin,
tronquée, bizarre, à peine un
"Salut..." et partis...on a attendu 10-15 minutes
en espérant que ... et lumières
allumées... Allez, au revoir...
Mais ce qui
est magique c'est ce petit sentiment de
bien-être, pendant et surtout après.
Tout ça fait que même si on
râle, - on rêve toujours et tous de
perfection ! -, on se sent heureux... C'est trop
bon un petit concert de Noir Désir et
ça repart pour quelque temps... 28
"Septembre en attendant", on retiendra comme une
grande émotion, au temps des
retrouvailles.
Maylis
Guillaume Lapin (!?) Fabien
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LE
COMMENTAIRE DE
BENOIT
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Etant
venu exclusivement pour Noir Désir, j'ai eu
beaucoup de mal à apprécier à
leur juste valeur «Takfarinas» et
«Tryo». Je peux simplement dire que
l'ambiance est montée au fur et à
mesure que le temps passait et que Noir
Désir s'annonçait.
Vers 23h30/
24h : ça y est, ils sont enfin là.
Putain, on a bien fait d'attendre ! Le concert
commence par « si rien ne bouge » :
extra. En fait, c'est la seconde fois seulement que
j'assiste à un concert de Noir Désir
et je rêvais d'entendre la plupart des
chansons qu'ils ont joué ce soir là,
notamment : à l'arrière des taxis, la
chaleur, Marlène, one trip one noise, Lolita
nie en bloc et cette fabuleuse
interprétation de « Des armes » :
hallucinant ! et le mot est faible. Yen a pas
deux sur Terre qui ont ce charisme et cette voix.
J'ai également adoré leur prestation
sur Tostaky, plus particulièrement au moment
du refrain où ils ont modifiés
légèrement la musique et leur
manière habituelle de chanter.
En
résumé, tout était à
prendre, rien à laisser malgré les
quelques problèmes de sono rencontrés
au fil des chansons et une coupure au milieu de
Tostaky : on ne peut pas forcément tout
maîtriser (c'est la magie du live et c'est ce
qui fait tout son charme : les hésitations,
les erreurs, c'est le coté humain de la
chose !) et j'avoue que les quelques sifflets et le
peu d'engouement du public à certains
moments du concert m'ont fait chier. Si j'ai bien
un reproche à faire sur cette soirée,
il est pour nous : le public, qui n'a pas
été à la hauteur. Des sifflets
à la moindre erreur ou à la moindre
attente de plus de 15 secondes, des vagues
entières de personnes qui se sont
cassées dès la fin du concert sans
même voir si Bertrand et les siens allaient
revenir. Un public trop exigeant qui parcequ'il
avait payé devait en avoir pour son argent :
c'est un peu l'impression que ça m'a
donné alors que l'esprit même du
groupe va à l'encontre de cette
manière d'agir.
Enfin, j'ai
bien aimé la simplicité des mots de
Bertrand pour les toulousains à propos de la
catastrophe avant qu'il ne fasse
référence au big boss de Total fina.
Il n'avait pas besoin d'en rajouter et sa
sincérité semblait
intacte.
Vivement le
prochain concert du plus grand groupe de «
musique » ! ! !
Benoit
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LE
COMMENTAIRE DE
PHILIPPE
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Toulouse
le 1/10/2001 Noir des' n'a pas
changé....
si tout le
monde savait que leur dernier album ferait de
nouveaux afficionados et des décus pour rock
qu'ils nous jetaient à la face pour sortir
leur rage, la fougue de Bertrand sur scene m'a
semblée la meme qu'il y'a quelques
années...
alors c'est
sûr certains diront que ce n'est plus la meme
chose, mais ce concert etait vraiment quelque
chose...
Pour ma part,
j'etais vraiment au bord de la scene,
entouré de fans de la premiere heure (si
j'ose dire) et des nouvelles recrues du dernier
album qui semblaient decouvrir la rage des noir
desir... l'ambiance etait de plus en plus forte au
fils des minutes qui passait (euh... des heures) et
qui nous rapprochait inexorablement de ce que tout
le monde attendait: un bon petit concert des noir
des'
Comme je le
disais la rage y est encore et si j'ai eu
l'impression que "le vent nous portera" a
été chanté seulement parce que
le single passe à la radio, "Des armes" m'a
vraiment fait frissoné...
Ils nous ont
joué par ailleurs le repertoire qui leur ait
habituel mais avec comme nouveauté un 5eme
gars pour jouer du saxo et autres instruments qui
rappelle les sons du dernier album...
...vivement
leur prochain concert dans la region...
Philippe
ps: seul
petit regret manu chao ne s'est meme pas deplacer
sur scene pour les accompagner a la guitare alors
qu'il etait en concert le lendemain pour le
festival.
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LE
COMMENTAIRE DE
JÉRÔME
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Petit
rectificatif au sujet de la soirée du
festival "Ca bouge encore" à Toulouse...
Tout
était très bien, surtout les "aqui
para nosotros" de Tostaky que Bertrand chantait un
coup a capella, un coup accompagné de
grosses guitares, d'un son fracassant... Une
ambiance très bonne (du moins du premier
rang depuis lequel j'étais !), trop
d'écrasement malgré tout mais une
énergie incroyable sur scène...
Bref à
un moment donné sur Tostaky, le groupe s'est
arrêté de chanter et Bertrand faisait
signe de la main aux gardiens tout en chantant...
Puis la musique s'arrête brutalement, et,
étant aux premières loges; cet
arrêt fut la conséquence d'un mec qui
était sorti de la fosse et qui refusait de
coopérer et de partir du devant de la
scène... Plusieurs gardes du corps n'ont pas
suffi pour le maîtriser, et, voulant monter
absolument sur scène, Bertrand a tout
interrompu pour aller l'engueuler... Ce
n'était donc pas une erreur mais
plutôt une frayeur pour Bertrand qui a
"gentiment" demandé au gars de
dégager !
Seules
erreurs : Coupure du son du micro et instruments
à la fin de Tostaky (ils en ont bavé
pour la faire, cette chanson !), et arrêt
guitare pour Sergio sur Comme elle vient...
Bertrand, d'apparence perturbé de ne plus
entendre la guitare de Serge, a
récupéré
élégamment le coup en le
remplaçant le temps qu'il effectue un
changement de guitare...
Pour
terminer, pour ceux "qui n'en ont pas eu assez", il
y a tout de même eu 2 rappels, avec entre
autres Des armes, Comme elle vient mais
curieusement, pas Un jour en France ! Donc pas
d'histoire, le show était là, et on
en a pris plein les yeux !
A
bientôt pour la tournée !
Jérôme
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LE CONCERT
DE NOIR DÉSIR AU FESTIVAL SZIGET, EN HONGRIE, LE 3
AOÛT 2001
LE
COMMENTAIRE DE
LOIC
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C'est
après 24h00 de bus et 4h00 passées
à la douane hongroise que nous arrivons
à Budapest sous un soleil de
plomb!!!
Le festival
Sziget de Budapest (le woodstock hongrois)nous
ouvre ces portes, nous sommes une poignée de
français bien décidé à
faire la fête durant ces 8 jours!!
Oui, 8 jours
de camping avec douche d'eau froide sur une ile au
milieu du Danube avec autour de nous une vingtaine
de scène pour près de 500
concerts!!
Il est 17h30
ce vendredi 3 Août et tous les
français du festival et de Budapest sont
devant la scène à attendre leur
groupe favori.
18h00 un son
de voix s'échappe de la scène, c'est
Bertrand Cantat qui ameute le reste des spectateurs
européens... C'est partis pour 1h30 de folie
sous les 35°C hongrois, la
sécurité nous arrose d'un jet d'eau
pour nous rafraîchir mais, par ce geste,
éveil un peu plus notre envi de sauter et de
chanter avec le groupe !!
Les morceaux
joués sont les mêmes que lors des
autres représentations estival du groupe,
tous le monde connaît les paroles, mais
chaque morceau a cette petite note qui fait que
l'on est toujours sous le charme. Bertrand et Serge
sautent dans tous les sens et Denis quant à
lui nous fait un festival de lancer de
baguettes!!
Les drapeaux
tricolores flottent dans le ciel, la foule est
conquise et en re-veux! "L'Homme pressé" et
"comme elle vient" clôturent ce tour de chant
fort en émotions. C'était fort, il
faisait chaud, on était heureux!
Merci Noir
Désir.
Quelques
tetes d'affiches du festival:
-Morcheeba
-K's Choice
-Placebo
-Eagle eyes Chery
......
Mais aussi
les tres bons "Les hurlements de Léo" et
"Zenzile" ainsi que Lo Jo ( pas sur de
l'orthographe) groupe d'Angers à
découvrir si ils passent pres de chez
vous!
LOIC
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LE CONCERT
DE NOIR DÉSIR AUX NUITS DE FOURVIÈRE LE 27
JUILLET 2001
LE
COMMENTAIRE DE
DESTINATION.NOIR-DESIR
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LYON,
17 H 30: le ciel est menaçant; le concert
commence dans plus de trois heures. Un groupe
d'aficionados attend pourtant déjà,
assis à même le sol. Quelques
bienheureux achètent, à quelques pas
de là, les places misent miraculeusement en
vente au dernier moment.
19 H 45 :
Virago entre en scène pour une
première partie de quarante cinq minutes. Un
rock ténébreux, peu de nuances dans
le jeu, l'ensemble manque de souffle, et
s'avère un peu
répétitif.
20 H 45:
C'est au tour des inénarrables Têtes
raides d'entrer dans une arène noire de
monde. Le groupe, alterne les classiques de son
répertoire, avec ceux d'un "Gratte poil" qui
contient décidément quelques
perles.
Quel groupe
de scène ! L'ambiance est chaleureuse et les
textes, plein d'humour, font mouche. Le spectacle
est total: aux instruments de base utilisés
par tout groupe de rock qui se respecte, viennent
s'ajouter accordéon, trombone et autres
trompettes
et les voix très
juvéniles des adorables Patalos, "en
tournée dans toute la France".
22 H 15: Le
public s'impatiente. Noir Désir fait enfin
son entrée dans l'arène. La
scène est plongée dans la
pénombre. Les projecteurs sont
braqués sur la foule. C'est donc en essayant
de deviner les ombres dispersées aux quatre
coins de la scène que l'on entre dans
l'univers de Noir Désir, à l'aide
d'une longue intro dominée par la clarinette
d'Akosh.
Le ton est
donné. Un reversant "Si rien ne bouge",
d'une langueur inhabituelle me laisse sans voix.
Ça promet !
Sans me
laisser le temps de me remettre, la scène
s'embrase au son d'un "Pyromane" incandescent. La
fosse s'allume, elle aussi.
Pas de
répit : C'est un Cantat en Transe qui
enchaîne sur "No, no, no"
et se
transforme en poupée de chiffons
et ce
n'est pas "La chaleur" qui fait redescendre la
température. La scène se baigne d'une
lumière rouge sang
Les morceaux
se succèdent: "Marlène" est
revisité par un Akosh
décidément
omniprésent.
Puis Cantat
sort son harmonica: "Le fleuve" vient à
point nommé pour calmer les esprits. Je
jette un coup d'il à côté
de la scène. La nuit est tombée
depuis longtemps, et Lyon, en contrebas, illumine
la nuit.
"Comme elle
est belle la ville et ses lumières seulement
pour les fous", chante Cantat.
"One trip /
one noise" est précédé d'une
intro qui n'en finit pas
les morceaux
revivent véritablement sur scène,
tant ils sont retravaillés et
malaxés, au gré de l'humeur du
groupe. Chaque nouveau titre est une
découverte.
Suivent
quelques notes inconnues: c'est un nouveau morceau,
prémisse du nouvel album : du Noir
Désir qui serait plutôt classique,
finalement, si le rythme n'avait pas
été si Rock & Roll, et si les
textes n'avaient pas été si
différents de ceux auxquels Cantat nous a
habitués jusqu'à
présent.
Avec "Lolita
nie en bloc", on revient en terrain connu,
même si le morceau est lui aussi
réorchestré. Un
noirdésirophile téméraire
plane au-dessus du public, passant de main en main.
"Un ange passe" !
En terrain
connu, donc. Mais pas pour longtemps: Cantat change
déjà d'instrument, pour "Le vent
l'emportera", très acoustique, très
différent.
Noir
Désir aime les contrastes. Et le prouve:
"Tostaky" vient en effet mettre assez largement en
péril la stabilité du
théâtre antique
Les
vénérables pierres tremblent,
laissant nos corps s'envahir des vibrations d'une
sono poussée à pleine puissance
Facétie du groupe: "Aqui para nosotros" est
scandé au rythme d'une mélodie aux
tonalités quelque peu latino. Il fallait
oser, non ?
Le concert
s'achève au son d'un "Lazy"
singulièrement rallongé: Noir
Désir se sent visiblement bien sur
scène, et n'a pas envie de quitter les lieux
!
Mais les
rappels vont se succéder. "L'homme
pressé" puis "A l'arrière des taxis"
ouvre le bal. L'arène, debout depuis quelque
temps déjà reprend en chur les
refrains
Comme
prévu, les Têtes raides reviennent sur
scène pour une "Iditenté" qui allie
parfaitement les ambiances des deux formations,
pourtant si différentes.
Noir
Désir n'en a pas finit pour autant: le
groupe se lance dans le trépidant "Comme
elle vient" pour achever la
soirée.
C'est devant
un public visiblement ravi que le groupe quitte la
scène, après une prestation longue de
deux heures. Le rappel se fait insistant, mais
n'empêche pas les techniciens de
démonter peu à peu les
installations.
"OK,
d'accord". C'est un Cantat qui fait mine de
céder à contre-cur sous la
pression du public qui revient sur scène
pour un "Le vent l'emportera" en "Acoustique
expérimentale", selon les mots mêmes
du chanteur. Le spectacle est tout à fait
hallucinant : seuls deux micros fonctionnent
encore, Denis est privé de sa batterie,
Jean-Paul de sa basse. Cantat se
démène face à un micro mal
ajusté. Un micro bien trop bas pour chanter:
Cantat se plie en deux. Un micro bien trop haut
pour jouer: Cantat tente de placer son instrument
à la bonne hauteur, à bout de
bras.
Le groupe
s'avance finalement sur le devant la scène,
délaissant ces micros récalcitrants.
Le public, qui battait jusque là la mesure,
se taît pour entendre les derniers
accords
00 h 15:
l'arène commence à se vider
lentement. Le spectacle est terminé. Reste
une courte nuit pour me remettre de ces deux heures
d'une telle intensité, de ce rock sans
concessions. De ce grand moment.
Florent
GARNIER
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LE CONCERT
DE NOIR DÉSIR AU FESTIVAL DES VIEILLES CHARRUES LE 21
JUILLET 2001
LE
COMMENTAIRE DE
FLORENCE
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Samedi
22 juin. 22h30, Noir Désir monte sur
scène.
Une foule en
délire. Bertrand chauffe sa voix et le
groupe entame avec "Si rien ne bouge". Tout le
monde reprend en coeur ou applaudit en
rythme.
Bertrand
lance ensuite quelques mots pour le public dans la
fosse : attention à l'asphyxie...
!
Les tubes
s'enchaînent, le public réagit et
chante toujours plus fort. La nuit nous offre une
belle lune et Bertrand ne manque pas de le noter.
Il danse, il saute, suivi de ses autres.
Déjà
une heure 30 de concert. Le bis est demandé
par tous. Noir Désir revient
accompagné des Têtes Raides. Ils
chantent "L'iditenté".
Enfin, Noir
Désir entame l'intro de "L'homme
pressé". Bertrand vient de casser une corde.
Regard complice...On recommence tout ! Le public
enchaîne parfaitement.
Le son des
guitares reste un moment de plaisir et de folie
mais déjà le groupe doit partir.
Même les meilleures choses ont une
fin...
Le groupe
avait l'air heureux et le public l'était,
à n'en pas douter !!
Les
chansons (orde non garanti)
Si rien ne
bouge
Pyromane
No, no, no
Lolita nie en bloc
A l'arrière des taxis
La chaleur
Marlène
One trip, one noise
Tostaky
Lazy
Le vent t'emportera
En bis: L'identité (avec les Tetes
Raides)
L'homme pressé
Comme elle vient + une superbe impro strictement
instrumentale
Flo
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LE CONCERT
DE NOIR DÉSIR AUX ARÈNES DE NIMES LE 19
JUILLET 2001
LE
COMMENTAIRE DE
PHILIPPE
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Le
groupe "My favourite dentist is dead" pour chauffer
la place , les Muse qui ont foutu le feu aux
Arènes , PJ Harvey pour calmer le jeu et
refroidir les esprits , ils ne restait plus aux
bordelais qu'à nous distiller leur
poésie.
L'intro fut
magique : zen, arabisante. Tout de suite
derrière "si rien ne bouge", suivi
pêle-mêle, parce qu'on ne retient
jamais d'un poème l'ordre qu'il contient,
mais les émotions qu'il dégage, de
"à l'arrière des taxis", "no,no,no",
"le fleuve", "tostaky", "marlène", "lolita
nie en bloc", "l'homme pressé", "lazy"
enivrante, "one trip/ one noise" hors concours,
"pyromane" et pour finir, au second rappel, "comme
elle vient" version longue.
Le son
était bon, le jeu d'éclairage
fabuleux, et le groupe en forme, soudé. Avec
l'âge , Noir Désir se bonifie, et les
deux inédits qu'ils nous ont offert laisse
présager le meilleur pour la
suite.
Hier soir le
temps se prêtait à la finesse et
à l'énergie du groupe, et même
ceux assis dans les gradins ont terminé le
concert debout, abasourdis, à la fois
heureux et déçus ( "c'est
déjà fini ?" ).
Les Noir
Désir sont prodigieux, la magie qu'on
associe aux concerts des bordelais est bien
présente, et la beauté a bien
circulé.
Philippe
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LE
CONCERT DE NOIR DÉSIR À THONON LE 14 JUILLET
2001
LA
CHRONIQUE DE JAN-POL
FERTINEL
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Merci
à Jan-Pol, toujours fidèle au poste,
pour sa chronique.
Et merci à Barbara.
"S"i
le soleil manquait au rendez-vous, la bonne
ambiance et la générosité
auront primé pour ce premier concert estival
de Noir Desir, marquant ainsi un retour en grande
pompe et en grande forme après quasi 4 ans
d'absence.
Les angoisses
d'annulation passées (une tornade
annoncée). les organisateurs prendront la
responsabilité de démarrer le
festival avec 1 heure d'avance sur les horaires
prévus.
KMA(Evian)
sera le seul groupe à
bénéficier de la clémence du
temps et délivreront un set fusion-noisy
sous les acclamations d'un public bien
décide à en découdre avec les
intempéries.
Les choses se
gâtent pour Virago (Grenoble) qui doit
écourter sa prestation. Au guitariste et au
bassiste de terminer ce concert sulfureux devant la
batterie.
C'est sous
des trombes d'eau ininterrompues que Noir
Désir va se livrer tout entier devant un
public fiévreux et
embourbé.
«Si rien
de bouge» (avec JP aux claviers),
»No,No,No» en guise d'intro,
enchaînées par «Pyromane» et
«Marlene», nouveaux rythmes, nouvelles
harmonie, le répertoires est relifté
systématiquement.
On peine
à retrouver ses marques et on a l'impression
d'entendre des inédits à la
pelle.
Gros
succès ! Serge hésite à se
lancer dans la pataugeoire et reste accroché
à son micro.
Bertrand ne
semble pas gêné par ce déluge
et en profite pour exécuter des pirouettes,
solidaire plonge dans une flaque deau. JP,
lui, n'échappe pas à la chute et
glisse de tout son long devant un Denis
hilare.
Deux nouveaux
titre en cadeau, le premier hésite entre
«fin de siècle» et
«tostaky»; le second (superbe)
évoque la version jazzy des
«écorchés vifs».
«l'homme
presse» galvanise la foule, ouverture a
capella par Denis et Bertrand. Première
sortie avant que le groupe ne revienne
éponger la scène
inondée.
«tostaky»
haut en choeur (JP chante de mieux en mieux),
«lazy» entêtante et «comme
elle vient» comme une ode à la
pluie.
Mimiques,
grimaces, mains serrées, Noir Désir
quittent la scène ravi, les gens sont
vivement remercié pour leur patience et leur
engouement.
«rentrez
chez vous vous sécher» lance Bertrand,
paternel et moqueur. Le dernier orage vient de
passer, il ne pleut plus, nous sommes propres...
enfin!
Jan-pol
Fertinel 15/07/2001
Voici
à peu près la tracks-list.; les
morceaux ne sont pas dans l'ordre et
j'espère ne pas en avoir
oublié:
Lolita
nie en bloc
Les écorchés vifs
Pyromane
No, no, no
Si rien ne bouge
Tostaky
Lazy
Le fleuve
One trip, one noise
Marlene
A larrière des taxis
L'homme presse
Comme elle vient
+ 2 inédits
+ 1 impro sur le temps qu'il fait"
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LA
CHRONIQUE D'ALEX
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|
Le
festival comme si vous y étiez: bravo aux
reporters !
14
Juillet 2001.Thonon. J'ai réussi à
travailler comme bénévole pour les
estivalpes. Il est 15h, et j'arrive
accompagné d'un pote sur des lieux que je ne
connais que trop bien: un parc immense, un
château revendu à la ville et le lac,
bref, un cadre d'exception pour un concert
d'exception.
On bossait
depuis un petit moment lorsqu'un son nous fait
dresser l'oreille: les balances d'une batterie, une
batterie aux rythmes qui nous sont familiers. On
accourt devant la scène et là, choc
émotionnel, c'est bien "Noir Dez'", et c'est
partit pour les balances... Une bonne ambiance
règne, l'humeur joviale semble être de
mise aujourd'hui. Pendant les balances, un texte
inconnu sur un air inconnu nous fait frémir
d'émotion, nous prend littéralement
aux tripes (il s'avère que c'était un
extrait d' "A l'envers, à l'endroit", et en
exclu svp!!). Le groupe met ensuite un terme
à ses balances en entonnant un "Si rien ne
bouge" non moins émouvant. Puis, les
balances terminées, le matériel est
prêt pour ce soir et l'ambiance très
conviviale règne toujours. On part alors
à la rencontre de Bertrand et là, le
rêve se réalise: il répond
à toutes nos questions, plein d'humour,
chaleureux, il nous parle comme s'il nous
connaissait depuis longtemps déjà.
Après ces quelques minutes de discussion
(qui furent pour nous atemporelles), Bertrand nous
quitte sur un "Salut, à ce soir !"
complice.......
Le soir,
justement, ça y est, les quelque 5000
personnes attendues sont présentes, et je me
faufile tant bien que mal jusque devant la
scène, ayant bossé durant les deux
premiers concerts. Là, la tension commence
à monter. La scène est obscure. "Noir
Dez'!..Noir Dez'!...". Rien à signaler sur
scène. "Noir Dez'!...Noir Dez'!...". Rien ne
bouge. "Noir Dez'!...Noir Dez'!...". Ah! peut
être un mouvement sur scène... OUI!!!
Ça y est ils sont là, et c'est
justement avec "Si rien ne bouge" que le concert
commence. C'est sous des trombes d'eau que le
concert se poursuit, ce qui ne gâche en rien
le plaisir, la pluie battante avait même
tendance à resserrer les liens entre le
groupe et le public, du genre "on est trempé
mais on s'en fout on est avec vous!". D'autant plus
que Bertrand, désireux de montrer au public
qu'il peut partager ce que celui-ci endure, plonge
dans une flaque et nous fait un 100m brasse
mémorable !
Au niveau
musical, les bordelais sont en pleine forme, ils
tirent un maximum des capacités de leurs
instruments, sans pour autant les brusquer. On sent
déjà l'accalmie de leur dernier
album. Bertrand nous transcende de sa voix magique,
il met le feu et le public suit.
Dès
les premiers accords des morceaux connus de tous,
tels "L'homme pressé", "Lazy", "Tostaky" ou
"Comme elle vient", une véritable communion
s'opère entre Noir dez' et le public, qui
accompagne d'une seule voix,
déchaîné, notre Bertrand. Dans
ces moments-là, on ressent toute
l'émotion dégagée par
l'ensemble des 5000 personnes, la pluie ne compte
plus, plus rien ne compte, le public et le groupe
s'élèvent, comme un seul homme, comme
transportés dans une autre dimension.
J'y pense
encore........
Pour d'autres
morceaux, c'est le plaisir de les découvrir
pour certains, celui de les retrouver pour
d'autres, notamment avec "No,no,no",
"Marlène" (et Bertrand qui sort son Harmo,
merci Bertrand ;o) ), "La Chaleur" et d'autres
encore...
Mais soudain,
sans vraiment y croire, on sent que c'est la fin,
et après deux rappels, malgré la
ferveur du public, il n'y en aura pas de
troisième: un dernier merci et puis s'en
vont.
La foule se
disperse petit à petit, et nous, on retourne
au château, où on devait dormir.
Après quelques temps, c'est Sergio qui
passe, nous croise et nous parle, l'occasion pour
nous de le remercier après avoir un peu
discuté avec. Le reste du groupe descend
ensuite, des merci fusent et des regards
reconnaissants s'échangent, et les bordelais
partent, tandis que nous, déjà
nostalgiques et le coeur gros, regardons les
espaces s'éloigner, avec un seul mot en
tête,
MERCI
|
LA
CHRONIQUE DE CLÉA ET
FLORENCE
|
|
Le
festival comme si vous y étiez: bravo aux
reporters !
"Ce
festival rassemble 176 personnes dont 80
bénévoles ainsi qu'une équipe
technique (les roadies) , des services de la ville
, la sécurité , les côtiers et
la police municipale
..Le budget est de 1
million et demi. Et les recettes constituent 70% du
budget. Ce soir (grâce ou a cause des Noir
Dez ?)se trouvent aussi environ une vingtaine de
journalistes . Il semble que de plus en plus de
personnes s'intéressent à ce petit
festival , particulièrement grâce
à l'information diffusée par le web
.Cette année voit la publicité
prendre une vraie ampleur mais la promotion et la
grosse pub ne sont pas les objectifs premiers des
organisateurs .Ce qui n'empêche pas les gens
de venir de toute la France pour le concert .
Aujourd'hui un premier risque est pris : il y aura
5000 festivaliers . Un véritable challenge
pour ce petit festival de province . Qui nous a
prouvé désormais qu'il n'en
était pas un sans pour autant
prétendre à une reconnaissance outre
mesure.
LE FESTIVAL
Les
Estivalpes tiennent avant tout à garder un
certain esprit qui n'est pas celui d'attirer le
plus de public possible .La convivialité ,
le côté familial prime sur la
notoriété ou les recettes . Et c'est
sûrement ce qui a plu a un groupe tel que
Noir Désir .Une scène chaleureuse et
personnelle, un cadre magnifique, un public
homogène , une organisation d'une
très grande classe . Que pouvaient souhaiter
de plus les Bordelais pour leur retour "à la
maison" ? Le soleil
.
Il est
environ 14h quand nous arrivons sur les lieux du
festival . L'organisateur ne nous avait pas menti :
le cadre est magnifique . Un château style
début 20eme quelque peu rénové
fait l'office de QG et de loges pour les groupes.
Le rez-de-chaussée seulement sera accessible
à la presse toute la soirée. En
attendant l'arrivée de la
sécurité on en profite pour visiter
les lieux
..au premier étage les
loges
à notre droite KMA et VIRAGO
..à notre gauche un peu renfoncée
loge NOIR DESIR
.Devant nous : la
pelouse qui s'étend jusqu'aux bords du lac
sur lesquels se dresse une grande scène avec
coulisses etc
Bref la grande classe aussi bien
pour les groupes que pour le public!
De chaque
coté du château se trouvent buvettes,
services de soins , merchandising
Des petits
problèmes avec l'appareil photo nous ont
malheureusement empêché de prendre
toutes les photos oulues
On finit les
repérages des lieux pendant que Virago
termine les balances
..
KMA:Ils sont
originaires d'Annecy , de Genève, de Naples
ou de Sarajevo . Depuis 5 ans nos quatre
compères roulent leurs bosses sur les routes
de France, de Suisse mais aussi de Russie
,d'Allemagne ou d'Italie .Leur premier album est
auto produit et s'intitule "hovercraft"(2000).
Quant à "Salad" leur deuxième opus
co-produit avec leur label ChroniK Records , vous
le trouverez bientôt dans les bacs . Ce
groupe qu'on a pu qualifier de rock français
s'inspire d'une kyrielle d'autres groupes, de sons,
de musiques étrangères . Qu'il
s'agisse de jazz , de dub ou de chansons
françaises .Quelques noms , Bashung, John
Spencer , les vieux Gainsbourg .Les textes
s'inspirent de la vie quotidienne comme du
cinéma. Leur parcours est vaste pour un
aussi jeune groupe .
KMA: Ce
qu'ils pensent des bordelais: "Noir désir
est un vrai groupe avec un vrai passé . Rien
que pour leur expérience ils méritent
le plus grand respect .De plus ce festival est
important pour nous , il y a près de 6000
personnes , les conditions déployées
sont énormes , c'est la grande classe ! Et
puis on a des points communs avec les groupes de ce
soir (Virago, Noir Désir) . "
Kma a un son
déjanté, et contrairement à ce
qui a été dit je ne les trouve pas si
proches de Noir Désir . La présence
des samples donne un aspect plus aérien au
son, la rythmique est moins lourde que ce qu'on
peut trouver dans le rock traditionnel .Et puis il
faut le dire , un bassiste en jupe longue fendue
sur scène ça le fait grave!! Bref Kma
nous fait passer un bon moment , je pense que sur
vos platines il en sera de même .
NOIR DESIR
En
attendant de rencontrer l'organisateur de ce
festival
on assiste à l'entrée
remarquée des Noir Dez' . Remarquée
car le camion qui transportait leur matos a
percuté avec fracas un des sapins du
parc
bah plus de peur que de mal .. et une
bonne façon de montrer que malgré eux
les Bordelais ne passent pas inaperçus !!!En
tout cas c'est raté pour l'entrée
discrète
.. Et puis ça a
été leurs balances
..Ils partent
à la recherche du larsen "c'est une chanson
pour les chiens et pour les sourds..." Bertrand
Cantat semble de bonne humeur et en bonne forme !
On en espère autant ce soir
Enfin, on
a eu le droit à "Rien ne bouge " en fin
d'essais
.on essaie alors d'avoir quand
même un entretien .Et là c'est un peu
l'émotion.. Bertrand Cantat est tel que je
me l'imaginais, naturel, spontané , souriant
.Sa réponse nous laisse espérer un
petit peu mais le manque de temps fait qu'il est
déjà 18 h et les voilà qui
repartent pour leur hôtel
.tant pis
la prochaine fois
..
LE CONCERT
Enfin
il est 19 h30
le public commence a affluer
..
Le concert
commence aux alentours des 20h 30
A peine Kma
commence à jouer que les premières
gouttes se font sentir
Pour l'instant
ça va encore
mais à fur
à mesure du concert ça ne fait
qu'empirer
La prestation de Kma est bonne ,le
groupe nous sert un rock métissé ,
hélas pas tout à fait en harmonie
avec les couleurs du ciel de Thonon
Marcel
(le bassiste) se démène dans une jupe
longue ,et sinon tout le groupe donne le meilleur
au public..qui ne se bouge pas vraiment
.La
pluie n'a pas aidé et pour Virago ce sera
encore pire. Mais cette fois , Virago oblige , on
est dans la fosse!! Olivier (chant/guitare) fait
son psychopathe sur scène et effraie les
jeunes filles, roulant des yeux ou mêlant de
petits rires sardoniques dans les chansons ,il faut
le voir pour comprendre ! Jean-Marc (basse) lui
joue les yeux mi-clos comme toujours et Xavier
(batterie) reste parfaitement synchro . La set list
se compose dans le désordre de Tout va pour
le mieux, Premier Jour, Je, personne, A deux
doigts, Ouvre moi, le précieux Un instant ,
le Beau palais, et pour le reste ma mémoire
fait défaut . Leur set était
impeccable, je crois d'ailleurs que ceux dans le
public qui ne les connaissait pas ont du être
agréablement étonnés tant le
concert était dense, à fleur de peau
, comme toujours avec Virago . Comme d'habitude pas
vraiment de bavardages avec le public entre les
titres . Le groupe nous prouve encore une fois sa
démence scénique et son
authenticité .Pas de rappels hélas,
la pluie les oblige à terminer sur un set de
45 mns au lieu d'1h et quart. Grosse
déception pour nous. Le temps de balayer
l'eau de la scène et le public s'impatiente
(ce qui était assez légitime vu le
froid et le déluge ! ) . Pendant un instant
"Cantat "et "Noir Dez" sont repris en chur .
Enfin ça y'est les bordelais sont là
. Surprise ils sont cinq , il faut compter le
saxo/clarinettiste . Encouragements de Bertrand
pour le public noyé et c'est "Rien ne bouge"
. Sa voix est sublime , non je ne pleure pas , de
toute façon on voyait rien avec la pluie !!
Puis on se ressaisit car la suite arrive avec
Pyromane et un nouveau morceau , sans doute le
single qui sort cet été . Puis c'est
La Chaleur, No,no,no, One Trip/One noise , A
l'arrière des taxis, Lolita nie en Bloc ,
Marlène . A l'intro de Marlène on a
d'ailleurs droit à une impro de Bertrand sur
la pluie "Dans la boue et dans la pluie
.Je fais ce que je peux pour essayer de
vous réchauffer
." !!!En tout cas
merci, on apprécie , vraiment. Puis viennent
le Fleuve (en l'honneur du lac Leman?) et le
très attendu Tostaki . Les titres sont
entrecoupés des plaisanteries de Bertrand
qui courageux et "solidaire "se jette d'ailleurs
dans une flaque sur la scène. JP lui glisse
plus ou moins juste sous le nez de Denis. Avec
"L'homme pressé" petit clin d'il
à l'attention de notre bien aimé chef
d'état et du 14 juillet . Il fallait s'y
attendre .Un nouveau morceau avec Bertrand à
la guitare acoustique et le saxo nous donne un
léger aperçu de ce que sera le nouvel
album. Plus d'instru à ce qu'il me semble ,
quelque chose de plus posé aussi ? On verra
à la rentrée .Sinon le set est
massif, bien qu'il me semble que les Noir Dez
restent assez tendus pendant les premières
chansons et donc également plus sobres. Mais
quoi de plus normal ? N'oublions pas que cela fait
plus ou moins quatre ans qu'ils ne tournent plus
"comme avant" et c'est leur premier concert devant
une foule (5000 personnes s'il vous plait) qui elle
sait désormais les juger, les comparer
Et ils s'en tirent vraiment bien . Bertrand
tantôt à genoux tantôt
personnage semble retrouver ses repères .
Dans la fosse on se croirait dans un sauna entre la
pluie dégoulinante et la chaleur qui y
règne . Impossible de sortir l'appareil
photo .Et ils s'en vont . Puis reviennent balai
à la main essuyer la scène!
C'était avant de reprendre les instruments
sur un long et non moins émouvant Lazy.
Dialogue .L'eau ruisselle .Retour dans les
coulisses . Second et dernier rappel avec Comme
elle vient . Ils remercient les techniciens et les
"hommes-balais "qui ont passé la
soirée à purger la scène .Puis
la main sur le cur ils remercient le public
qui a passé la soirée sous les chutes
de pluie et de boue pour eux . Bertrand et Denis
s'emparent alors des casques lumineux de deux
infirmiers et jouent avec un moment avant de se
précipiter tous vers le public et de le
remercier par poignées de mains
chaleureuses. Cherchez l'erreur. A nous de les
remercier d'être revenus sur scène
après quatre trop longues années , de
nous avoir livré un aussi beau concert
malgré les conditions météo,
d'avoir gardé la foi. Bref d'être
restés eux mêmes
.Privilégiées nous les voyons passer
rapidement au Château où se trouvent
les loges . Ils sont émus,
étonnés apparemment de l'accueil
qu'ils ont reçu ce soir. Nouvelles
poignées de main, des "merci "qui en disent
long .
Bravo et
merci à vous .
Cléa
/ Florence (juillet 2001)
|
LE
COMMENTAIRE DE
CAROLE
|
|
"C'est
sous une pluie battante que Noir Désir a
apparu, nous remerciant par avance de les avoir
attendu avec tant de patience sous
l'orage...
Malgré
quelques réglages sonores moyens, c'est avec
passion et folie qu'ils se sont jetés dans
leur répertoire.
Du plus
ancien au plus récent; de "Pyromane"
à "L'Homme pressé"
(dédicacé à M. Chirac) en
passant par "Le Fleuve", "A l'arrière des
taxis", "La chaleur", "Si rien ne bouge",
"Marlène", "Lolita nie en bloc" ou "Tostaky"
et bien sÛr "Lazy", "Comme elle vient",
etc.
Ils nous ont
enchantés et bien réchauffé
avec leur entrain. Bertrand s'est jeté
à terre afin d'essuyer la pluie coulant sur
la scène, puis Nini s'y est mis avec le
balais. Ils nous ont bien fait rire (comme
d'habitude!).
Notre attente
a bien été
récompensée.
Merci Noir
Désir, c'est toujours un vrai
plaisir..."
Carole
|
LE
COMMENTAIRE DE
MALAKA
|
|
"Le
cadre aurait pu être super, c'était au
bord du Lac de Genève, au bord de la plage,
près d'un vieux château qui pour un
soir fut considéré comme notre
Bastille à nous. Mais malheureusement, on
était dans la tempête, une vrai
tempête, je pense que les organisateurs
étaient à deux doigts de tout
arrêter... mais la pluie et les orages ne
sont plus vraiment un problème quand on est
fidèle à ce qu'on aime...
C'était
vraiment impressionnant ces torrents qui
s'abattaient sur un public définitivement
motivé puisque là malgré tout,
malgré cette putain de tempête. En ce
qui concerne le groupe, Ils ont été
géniaux et ils ont essayé de
compenser cette putain de météo, et
les modifs de programmation qui vont avec
(quoiqu'en lisant les commentaires des concerts des
autres villes je peux dire qu'on a eu droit au
même titres) en nous offrant une
présence béton et comme toujours en
ce qui les concerne magique. On a même eu
droit à une petite impro sur l'intro de
Marlène avec pour thème " la pluie "
(évidemment). De plus, plein de bonne
volonté, Bertrand a aider les organisateurs
à essuyer les flaques d'eau sur scène
en se jettant à terre pour éponger
avec son tee-shirt... On les sentait vraiment
désolés pour nous...
NOIR DESIR,
c'était mon tout premier concert il y a un
peu plus de 10 ans, j'en avais 14 et j'avais jamais
vécu un truc aussi puissant alors j'aurais
pu être déçue, et puis
finalement pas tant que ça, je pourrais
même dire pas du tout. Forcément,
ça pouvait pas être pareil, je n'ai
plus 14 ans, je suis plus critique et
malheureusement, il m'en faut toujours un peu plus
pour m'émerveiller. Mais de presque tous
leurs morceaux, ils ont réussit à
faire des balades, qui vous restent gravés
dans le crâne bien après qu'elles ne
soient achevées, bien après que le
concert soit terminé, la foule
dispersée et le matos rangé. Pas de
pogo, ni de slam, à peine sur " à
l'arrière des taxis " et sur " Tostaky ",
mais avec cette putain de flotte on était
tous coincés dans nos jeans trop
serrés... La seule critique, c'est
qu'étant donné la courte
période pendant laquelle les places
étaient disponibles (environ 1 petite
semaine), les vrais fans ont sûrement dus
manquer le RDV, mais ils attendront leur
tournée promotionnelle en
2002....
Voilà,
je n'ai qu'une envie, les revoir... Et
vite...
Malaka
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LES CONCERTS
DE SERGE TEYSSOT-GAY
AU LAVOIR MODERNE DU 30 OCTOBRE AU 4 NOVEMBRE
2000
LE
COMMENTAIRE D'EMILIE PAUL (http://www.multimania.com/plurizic/)
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Ce
soir, jeudi 2 novembre, Sergio et Les Hurleurs
étaient au Lavoir moderne. Sergio y
présentait les morceaux de son second album
qui devrait sortir le 7 novembre.
La salle du
lavoir se prête bien à l'ambiance
musicale mêlée aux textes
d'Hyvernaud : petite, faite de bois et de mur
bosselés, la pièce crée une
atmosphère intime.
Surprise :
on doit rester assis ; pas le choix.
Remarquez, les chansons invitent bien plus à
la méditation qu'à la
bousculade.
Deuxième
surprise : Sergio est seul sur scène,
entouré par deux peintures de visages
torturés (Sergio a cité le nom du
peintre, mais je n'en ai plus souvenir),
éclairées de cette même
lumière jaune étrange et mystique qui
encadre son visage. Bref, pas de
musiciens.
La musique en
fait, directement inspirée de la veine
électro, mêle rythmes rappelant
les souffrances de Portishead,à une
guitare récurrente,
dérangeante, porte ouverte sur le
néant, côtoyant des sons venus
d'ailleurs. Les textes d'Hyvernaud, à la
fois chantés et parlés avec
beaucoup de profondeur par Sergio, tirés
de La Peau et les os, sont brûlants de
désespoir, et, en symbiose avec la musique,
se font l'écho d'un dernier sursaut de
colère face à la passivité
collective.
Sergio a
vraiment été très bon, et a su
musicalement traduire les sensations que l'on peut
ressentir à l'écoute de ces textes :
une lutte entre le laissez-aller et la
révolte, que reflète la confrontation
entre musique et paroles, ou au contraire
l'alliance des mots et des sons pour exprimer le
chaos dans lequel est plongé l'auteur de ces
textes.
Emilie
PAUL
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LE CONCERT
DE NOIR DÉSIR AU PALEO FESTIVAL LE 28 JUILLET
2000
LE
COMMUNIQUE
OFFICIEL
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La
France est en vacance.
Pas Noir
Désir.
La preuve ?
Les Bordelais se sont produits Vendredi 28 juillet
au Paléo Festival, à la surprise
générale (Merci à Joe, Alain,
Camille pour l'info) !
Voici donc la
communication officielle des organisateurs du
festival sur le sujet (http://www.paleo.ch):
Le concert des Cranberries est annulé,
bienvenue à Noir Désir
!
Les
organisateurs du Paléo Festival ont
été informés aujourd'hui que
les Cranberries étaient contraints d'annuler
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