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ARCHIVES 2000 / 2001

Concert de Noir Désir au Festival "Ca bouge encore", à TOULOUSE - 28 septembre 2001
Concert de Noir Désir au Festival SZIGET, en HONGRIE - 3 août 2001
C
oncert de Noir Désir aux NUITS DE FOURVIÈRE - 27 juillet 2001 (avec les Têtes Raides)
Concert de Noir Désir au Festival des VIEILLES CHARRUES - 21 juillet 2001 (avec Manu Chao, les Têtes raides et Placebo)
Concert de Noir Désir à NIMES - 19 juillet 2001 (avec Muse et PJ Harvey)
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oncert de Noir Désir à THONON - 14 juillet 2001 (avec KMA et Virago)
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oncert de Serge Teyssot-Gay à PARIS (Lavoir Moderne) - 4 novembre 2000 (avec Les hurleurs)
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oncert de Noir Désir au PALÉO FESTIVAL - 28 juillet 2000
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oncert de Noir Désir à MILAU - 30 juin 2000 (avec Zebda et Cabrel)
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oncert de Noir Désir à PARIS (Elysée Montmartre) - 30 avril 2000 (avec Juliettre Gréco et Fred Alpi)


LE CONCERT DE NOIR DÉSIR AU FESTIVAL "CA BOUGE ENCORE",
À TOULOUSE, LE 28 SEPTEMBRE 2001 - organisé par Bleu citron et Taktikollectif

LE COMMENTAIRE DE WILFRID

Toulouse, 29/09/2001, 23h58. Après le raï de Takfarinas (pas entendu because embouteillages pour accéder au site…) et le " reggae des campagnes " plein d'esbroufe de Tryo, ils sont là…

A une intro inédite où Cantat accompagne de ses feulements les cuivres gutturaux d'Akosh S. succèdent " Si rien ne bouge ", totalement en phase avec l'actualité toulousaine (" Regarde là-bas au bout de mon doigt si rien ne bouge le ciel devient rouge "), " Pyromane " avec un Tessot-Gay déchirant, " No, no, no " puis " La chaleur ", pleine d'électricité. Après une petite pause, Noir Désir revient pour une version inédite &endash; et à mon goût beaucoup trop approximative - de " Marlène ", mi-anglaise mi-française, où Akosh S. se fait cependant remarquer par ses interventions veloutées. Rien à redire en revanche de la version longue et envoûtante de " One trip / one noise " où l'harmonica de Cantat semble mener un dialogue avec les cuivres d'Akosh S., et du nerveux " Les écorchés ", impeccablement léché. Arrivent alors deux titres issus du nouvel album : " Son style 1 ", où Jean-Paul Roy s'illustre avec un son de basse énorme, et le météorologiquement approprié " Le vent nous portera " qui met en exergue la virtuosité d'Akosh S. On change de registre avec " Tostaky ", interrompu pour un pogo trop violent mais recommencé avec vigueur pour se conclure sur le refrain " Aqui para nosotros " chanté en chœur dans une version latino surprenante mais convaincante. Après une nouvelle pause rendue nécessaire par des problèmes techniques qui ont interrompu le solo final de " Tostaky ", le groupe revient pour un tonitruant et fusionnel " Lazy ", véritable orgie sonique où le saxo &endash; ou la kalimba &endash; d'Akosh S. fait merveille. Suivent " Lolita nie en bloc ", avec un Tessot-Gay gesticulant et maltraitant plus que jamais sa guitare, et " L'homme pressé ", que Cantat dédicace judicieusement à Thierry Desmarest, le PDG du groupe pétrolo-mortifère Total-Elf-Fina, propriétaire de la désormais célèbre usine AZF… C'est fini ? Non ! Ils reviennent en scène une dernière fois pour " A l'arrière des taxis ", l'incantatoire " Des armes " où l'on voit Tessot-Gay délaisser sa guitare pour un synthé et, last but not least, " Comme elle vient ", conclue dans le noir suite à un nouvel incident technique. Il est environ 01h40, les roadies prennent place.

Bilan ? Pour ce - à ma connaissance - premier concert depuis la sortie de leur nouvel album, Noir Désir a offert au public une prestation honnête - que l'on pouvait néanmoins juger un peu courte et qui n'aurait pas pâti d'un supplément d'âme… - composée de titres issus de l'ensemble de leur répertoire (cf play-list), Si on a vu Bertrand Cantat témoigner par le passé de plus d'engagement physique, Serge Tessot-Gay m'a semblé en revanche particulièrement en verve et la discrétion de Denis Barthe et Jean-Paul Roy n'a eu d'égal que la propreté dans leur jeu. Akosh S. s'affirme quant à lui comme étant désormais à part entière le cinquième homme du combo bordelais. Enfin, si le son était plus que correct pour un concert en plein air, on ne peut que regretter les velléités choristes d'une partie du public. Quand on n'est pas sollicité, on la boucle, non ?

Nota Bene : Le lendemain a eu lieu la seconde soirée du festival. A une Cheikha Rimitti étincelante malgré son grand âge ont succédé des Têtes Raides impeccables, qui ont joué plusieurs inédits et une survoltée " Iditenté " (mais sans Noir Désir). Manu Chao et son Radio Bemba Sound System ont ensuite, pour la dernière date française de leur tournée, offert une prestation scénique époustouflante de 2h30 avec notamment un final Mano Negra exceptionnel. En un mot ? ANTHOLOGIQUE !!!

Play-list du concert de Noir Désir au festival Ca bouge encore le 28 septembre 2001 à Toulouse

1. Intro
2. Si rien ne bouge (Du ciment sous les plaines)
3. Pyromane (Où veux-tu qu'je r'garde)
4. No, no, no (Du ciment sous les plaines)
5. La chaleur (Veuillez rendre l'âme à qui elle appartient)
6. Marlène (Tostaky)
7. One trip / one noise (Tostaky)
8. Les écorchés (Veuillez rendre l'âme à qui elle appartient)
9. Son style 1 (Des visages des figures)
10. Le vent nous portera (Des visages des figures)
11. Tostaky (Tostaky)
12. Lazy (666.667 club)
13. Lolita nie en bloc (Tostaky)
14. L'homme pressé (666.667 club)
15. A l'arrière des taxis (Veuillez rendre l'âme à qui elle appartient)
16. Des armes (Des visages des figures)
17. Comme elle vient (666.667 club)

Wilfrid

LE COMMENTAIRE D'ANTOINE

Après 350 bornes de route avec ma femme, motivés, excités, nous débarquons vers 19h00 à Toulouse au beau milieu des bouchons (plus vite!plus vite !), les voitures dépassées par des grappes de plus en plus nombreuses de jeunes se dirigeant vers le festival.

A l'entrée , petit clin d'oeil amusé et admiratif pour trois musiciens-chanteurs déguisés en sorciers verdâtres aux longs nez : ils étaient vraiment drôles et talentueux. Chapeau (pointu) !!

Cela dit, désolés mais un concert de taille nous attendait un peu plus loin et nous souhaitions nous approcher le plus possible de la scène...

Ouverture des festivités avec TAKFARINAS, ça bougeait bien et le chanteur avait une bonne voix et essayait de chauffer les spectateurs. Mais je n'ai pas senti le public très réceptif , plutôt impatient. Il est vrai que j'ai moi-même trouvé cette musique un peu répétitive et lassante; d'autant plus que j'espérais Noir Désir de plus en plus. C'est dur de faire une première partie avec un public qui n'est pas le sien et qui attends le spectacle pour lequel il est venu.

J'ai bien aimé le projet du chanteur de TAKFARINAS : utiliser ces montagnes d'argent vouées à la guerre plutôt à la musique.

Utopie? Pourquoi pas?...

En 2ème partie, TRYO, que j'avais vaguement entendu à la radio...La foule, subitement, se tasse un peu plus et beaucoup chantent en choeur les refrains, et les vélos roulent à gande vitesse.

Découverte ravie. Ces trois chanteurs-guitaristes de reggae ont une pêche communicative, de l'humour, des textes lucides pleins d'espoir qui font mouche.

Je fus particulièrement ravi de la prouesse vocale qu'ils nous ont offerte vers la fin, entremêlant savamment leurs voix, partant dans un délire parfaitement maîtrisé...

Excellent.

A retenir et à suivre...

Enfin, après une longue, longue attente,

Noir Désir a fait son apparition (aux alentours de minuit) :

premier morceau, démarrage en douceur, dans l'intro duquel B. Cantat nous régale déjà d'une puissante vocalise.Durant "Rien ne bouge", la foule se presse plus encore, jusqu'à ne plus avoir la place de bouger, à-peine sautiller ; et de dangeureuses vagues humaines commencent à nous bousculer sérieusement.

Ensuite, ça va très vite, les guitares s'excitent et B.Cantat posse ses cordes vocales à la quasi-limite, et c'est parti pour le pogo!!!Ma femme étant enceinte de 5 mois, nous nous éloignons de ce noyau de violence, quite à un peu moins apprécier la scène et nous contentant des écrans géants.

Les versions de chaque chanson sont pratiquement toutes inédites, ce qui fait le charme du live : on redécouvre ses morceaux préférés, de "Lolita nie en bloc" à "Tostaky", on a l'impression qu'ils sont joués ainsi rien que pour nous .

Je ne donnerais pas la liste complète, et dans l'ordre d'apparition, de tous les titres joués ce soir-là car d'autres l'ont déjà très bien fait.

A noter que "Tostaky" fut interrompue par deux fois (c'est le charme du direct) : d'abord le chanteur s'est arrêté de lui-même. Nous étions déjà un peu loin pour y voir et entendre à la perfection mais il semblait que Cantat engeulait une partie du public un peu trop violente (certains qui étaient aux 1ères loges pourront sûrement nous le confirmer via l'excellent site de mr Garnier...). La 2ème fois, il y a eu un problème technique, plus de son!!! J'ai vaguement entendu B. Cantat crier avec le public. Il riait(jaune?) et applaudissait en direction du service technique... Et puis cela s'est rétabli et le groupe a chauffé les planches de plus belle...

L'arrivée du morceau "Le vent nous portera" , accoustique, tranquille, contrastait curieusement avec les précédent, saturés d'électricité et de fougue. C'était comme un courant d'air rafraîchissant, une respiration... Avec un tel titre, le groupe a dû découvrir un nouveau rapport avec son public, plus intime...

Quant à la mise en musique du texte de Léo Ferré "Aux armes", les 10.000 (voire plus!)spectateurs ont tous semblés avoir eu comme le souffle coupé, silencieux, hypnotisés, "scotchés", émerveillés par le lyrisme de B.Cantat, par l'émotion puissante qu'il est capable de générer.

Wahouh!!! J'en suis encore tout décoiffé!

Encore quelque mots...

Malgré des coupures de courant vers la fin, plus de lumière, plus d'écrans géants, les artistes sont allés au bout de leurs interprétations quelquefois à la lueur de quelques lampes-torches...

Bertrant Cantat m'a semblé un peu absent, peut-être un poil agacé par je-ne-sais-quoi. Il est un peu distant par rapport à son public et peu loquace (mais peut-être est-il habituellement ainsi...). Il est vrai que le "salut-merci" de la fin m'est un peu resté en travers de la gorge : un peu trop lapidaire à mon goût, trop brutal. Impression que le public dont j'étais ou autre chose l'avait emmerdé ce jour-là...

Enfin, (et peut-être est-ce ce qui l'a énervé), B. Cantat semblait avoir la voix un peu encombrée, un peu plus enrouée que d'habitude. Malgré ses performances, j'ai senti qu'il se forçait de trop.

Peut-être qu'après une opération des cordes vocales, et au risque de déçevoir son public, peut-être devrait-il se calmer un tout petit peu ?

Mais juste un tout petit peu.

Pour que nous profitions encore et encore de ses talents.

Antoine.

LE COMMENTAIRE DE LAURENT

Souvenirs de la première fois, Nuit du Rock, juillet 89, parking St Jean d'Acre, la Rochelle. Modif de dernière minute, le groupe cloturera la nuit à la palce des Négresses Vertes. Personne (ou presque) n'aura à le regretter.

Unique et mémorable passage aux Francofolies (n'en déplaise à HM). Toulouse, 28 septembre 2001. Autre festival, "Bouge encore...", autre public, autres groupes. Autre temps, autre moeurs, ND cloture d'entrée lasoirée ... une décennie de notoriété et de succés oblige.

Je ne reviens pas sur les titres joués ce soir là. Le set fut compact, dense énergique malgré un son plus que moyen (à mon opinion le pire de tous les participants du WE). Dommage la prise de choux discrète mais bien réelle entre Serge T. Gay et Denis Barthe. Triste le son de la voix un peu trop en retrait. Ronde et claquante la basse. Superbe l'intégration de Akosh (qui apporte beaucoup).

Un (gros) regret tout de même qui améne une critique: la trop faible représentation du dernier (et excellent) album. Trois extraits c'est trop peu. Manque d'ambition??!! Peur ou trop difficile de jouer live des morceaux très arrangés ??!! Je persiste à penser qu'il faut assumer ses choix. La rupture avec le rock pur et dur affichée par le dernier opus (quoique à bien y écouter...) est absente de leur prestation scénique. Illustration : la version de "Son style 1" rendue plate par l'absence de l'orgue hammond... mais pas plus rageuse

ND n'en est pas à sa première dans le domaine. Loin le temps des furieuses reprises Iggypopienne ou beatlessiennne. Boules toujours coincées suite au refus d'obstacle du concert de soutien au Sous-Marin à Vitrolles (dont JP Roy portait d'ailleur le T shirt promo) : version originale des Imbéciles... du grand Georges au lieu de la reprise que nous attendions tous et dont ils sont surement capables (cf leur participation à l'hommage collectif à Brassens).

Merci pour les Ecorchés rendus à leur électricité d'origine...
Merci pour l'Arrière de taxis qui m'a longtemps manqué...
Et merci pour la superbe Marlène...

A l'avenir (proche?!!) gratifiez nous d'un peu plus de visages pour que l'on se figure que vous avez d'la gueule....

Laurent (Mtp)

LE COMMENTAIRE DE CHRISTIAN

Eh ben ça y est ! Après quelques 750 Kms en voiture, nous y sommes ! Beaucoup de monde, évidemment, malgré les derniers tristes évènements toulousains.

20h00 : TAKFALIDAS et les premières gouttes de pluie arrivent sur scène. Musique "jal berbère", avec des morceaux beaucoup trop longs à mon goût...

22h00 : TRYO et son reggae/ragga bien léché commencent un début d'incendie devant une foule toujours plus nombreuse. On ne doit plus être très loin des 10 000 personnes, maintenant.

00h00 : ENFIN ! La bande à Cantat arrive sur scène... Il ne pleut plus ... "Si rien ne bouge" peut démarrer...

Les titres s'enchaînent, le public se déchaîne, et le temps qui nous avait semblé si long jusqu'à maintenant s'est accéléré au point que lorsque le 1er set se termine, une heure s'est écoulée... Bertrand a la voix cassée et semble avoir du mal sur certains morceaux (notamment Tostaky et Lazy). Mais malgré tout, l'ensemble est tonique, bien enlevé, comme d'hab', quoi.

Pour revenir à "tostaky", à signaler quand même deux interruptions ! La première pour "pogo" un peu trop violent dans la fosse (force 6-7 environ), la seconde tout à la fin du morceau pour cause de ... Rupture de sono !

Viennent ensuite 2 rappels, quand même (!), respectivement de 20 mn et 1/4 h. Au total, un peu plus d'une heure et demie, avec d'excellentes versions de Marlène, Lazy, Des armes (magnifique) et un "homme pressé" spécialement dédicacé à M.DESMARETS, le patron de TOTAL et de l'usine AZF... Sifflets garantis !

En conclusion, un concert réussi, malgré une sono à la limite.

Comme d'habitude, à la fin, on en voudrait "encore et encore" ...

Voici la liste -à peu près exhaustive- des titres joués, et pas dans le bon ordre. (J'aurais perdu au burger de la mort !).

- SI RIEN NE BOUGE
- LE FLEUVE
- LA CHALEUR
- LES ECORCHES
- MARLENE
- SON STYLE 1
- LE VENT NOUS PORTERA
- TOSTAKY
- L'HOMME PRESSE
- NO, NO, NO
- DES ARMES
- ONE TRIP/ONE NOISE
- LAZY
- COMME ELLE VIENT
- LOLITA NIE EN BLOC

A bientôt, pour de nouvelles aventures ! Et vivement la tournée 2002 !!!

CHRISTIAN

LE COMMENTAIRE DE MAYLIS, GUILLAUME, LAPIN (!?) ET FABIEN

Hier soir, y'avait la première partie du festival "Ca bouge encore !" à Toulouse...

Après des heures d'attente, sur la rocade bouchons graves..., voitures garées à 2 km..., queue pendant 3/4 h pour rentrer..., queue pour boire..., queue pour manger... Résultat, fans de Noir désir, placés loin de la scène, en plus les écrans "géants" pas assez haut, pour les gens comme moi... Organisation LIMITE... pour 20 000 personnes...

Je viens d'apprendre que des personnes n'ont même pas pu atteindre le site du concert, alors qu'ils avaient leurs places ( et le temps... ), le concert de ND ayant démarré à MINUIT..., le manque d'organisation est flagrant...

Le concert lui-même fut GENIAL !!! Dès le départ, ce ne fut qu'une succession de vieux morceaux "A l'arrière des taxis", "Marlène", "One trip one noise", "Danse sur le feu Maria", "Lolita nie en block", "Lazy", "La chaleur","Comme elle vient","L'homme pressé" dédié à Desmarrets - président de Total-Fina-Elf propriétaire de l'usine explosée de Toulouse !!! -, "Les écorchés", "Si rien ne bouge" et "Tostaky" recommencée... Quel plaisir... l'ambiance fut électrique sur ce morceau... Du dernier album, "Son style", "Le vent l'emportera", "et un "Des armes" fantastique, presque énigmatique... Pour la moitié du concert tout Noir Désir sur fond de techno... le festival organisant en même temps un autre spectacle non loin de là...

Le concert était vraiment très bien mais nous savions déjà que Bertrand n'était pas un grand bavard mais faut pas exagéré... Nous sommes Toulousains, on se sent comme rescapés, survivants avec ce qui s'est passé vendredi dernier, et... pas un mot !!! à part cette dédicace sur "L'homme pressé"... Je trouve ça limite mais c'est mon petit avis perso...

Le plus frustrant a été cette fin, tronquée, bizarre, à peine un "Salut..." et partis...on a attendu 10-15 minutes en espérant que ... et lumières allumées... Allez, au revoir...

Mais ce qui est magique c'est ce petit sentiment de bien-être, pendant et surtout après. Tout ça fait que même si on râle, - on rêve toujours et tous de perfection ! -, on se sent heureux... C'est trop bon un petit concert de Noir Désir et ça repart pour quelque temps... 28 "Septembre en attendant", on retiendra comme une grande émotion, au temps des retrouvailles.

Maylis Guillaume Lapin (!?) Fabien

LE COMMENTAIRE DE BENOIT

Etant venu exclusivement pour Noir Désir, j'ai eu beaucoup de mal à apprécier à leur juste valeur «Takfarinas» et «Tryo». Je peux simplement dire que l'ambiance est montée au fur et à mesure que le temps passait et que Noir Désir s'annonçait.

Vers 23h30/ 24h : ça y est, ils sont enfin là. Putain, on a bien fait d'attendre ! Le concert commence par « si rien ne bouge » : extra. En fait, c'est la seconde fois seulement que j'assiste à un concert de Noir Désir et je rêvais d'entendre la plupart des chansons qu'ils ont joué ce soir là, notamment : à l'arrière des taxis, la chaleur, Marlène, one trip one noise, Lolita nie en bloc et cette fabuleuse interprétation de « Des armes » : hallucinant ! et le mot est faible. Y‚en a pas deux sur Terre qui ont ce charisme et cette voix. J'ai également adoré leur prestation sur Tostaky, plus particulièrement au moment du refrain où ils ont modifiés légèrement la musique et leur manière habituelle de chanter.

En résumé, tout était à prendre, rien à laisser malgré les quelques problèmes de sono rencontrés au fil des chansons et une coupure au milieu de Tostaky : on ne peut pas forcément tout maîtriser (c'est la magie du live et c'est ce qui fait tout son charme : les hésitations, les erreurs, c'est le coté humain de la chose !) et j'avoue que les quelques sifflets et le peu d'engouement du public à certains moments du concert m'ont fait chier. Si j'ai bien un reproche à faire sur cette soirée, il est pour nous : le public, qui n'a pas été à la hauteur. Des sifflets à la moindre erreur ou à la moindre attente de plus de 15 secondes, des vagues entières de personnes qui se sont cassées dès la fin du concert sans même voir si Bertrand et les siens allaient revenir. Un public trop exigeant qui parcequ'il avait payé devait en avoir pour son argent : c'est un peu l'impression que ça m'a donné alors que l'esprit même du groupe va à l'encontre de cette manière d'agir.

Enfin, j'ai bien aimé la simplicité des mots de Bertrand pour les toulousains à propos de la catastrophe avant qu'il ne fasse référence au big boss de Total fina. Il n'avait pas besoin d'en rajouter et sa sincérité semblait intacte.

Vivement le prochain concert du plus grand groupe de « musique » ! ! !

Benoit

LE COMMENTAIRE DE PHILIPPE

Toulouse le 1/10/2001 Noir des' n'a pas changé....

si tout le monde savait que leur dernier album ferait de nouveaux afficionados et des décus pour rock qu'ils nous jetaient à la face pour sortir leur rage, la fougue de Bertrand sur scene m'a semblée la meme qu'il y'a quelques années...

alors c'est sûr certains diront que ce n'est plus la meme chose, mais ce concert etait vraiment quelque chose...

Pour ma part, j'etais vraiment au bord de la scene, entouré de fans de la premiere heure (si j'ose dire) et des nouvelles recrues du dernier album qui semblaient decouvrir la rage des noir desir... l'ambiance etait de plus en plus forte au fils des minutes qui passait (euh... des heures) et qui nous rapprochait inexorablement de ce que tout le monde attendait: un bon petit concert des noir des'

Comme je le disais la rage y est encore et si j'ai eu l'impression que "le vent nous portera" a été chanté seulement parce que le single passe à la radio, "Des armes" m'a vraiment fait frissoné...

Ils nous ont joué par ailleurs le repertoire qui leur ait habituel mais avec comme nouveauté un 5eme gars pour jouer du saxo et autres instruments qui rappelle les sons du dernier album...

...vivement leur prochain concert dans la region...

Philippe

ps: seul petit regret manu chao ne s'est meme pas deplacer sur scene pour les accompagner a la guitare alors qu'il etait en concert le lendemain pour le festival.


LE COMMENTAIRE DE JÉRÔME

Petit rectificatif au sujet de la soirée du festival "Ca bouge encore" à Toulouse...

Tout était très bien, surtout les "aqui para nosotros" de Tostaky que Bertrand chantait un coup a capella, un coup accompagné de grosses guitares, d'un son fracassant... Une ambiance très bonne (du moins du premier rang depuis lequel j'étais !), trop d'écrasement malgré tout mais une énergie incroyable sur scène...

Bref à un moment donné sur Tostaky, le groupe s'est arrêté de chanter et Bertrand faisait signe de la main aux gardiens tout en chantant... Puis la musique s'arrête brutalement, et, étant aux premières loges; cet arrêt fut la conséquence d'un mec qui était sorti de la fosse et qui refusait de coopérer et de partir du devant de la scène... Plusieurs gardes du corps n'ont pas suffi pour le maîtriser, et, voulant monter absolument sur scène, Bertrand a tout interrompu pour aller l'engueuler... Ce n'était donc pas une erreur mais plutôt une frayeur pour Bertrand qui a "gentiment" demandé au gars de dégager !

Seules erreurs : Coupure du son du micro et instruments à la fin de Tostaky (ils en ont bavé pour la faire, cette chanson !), et arrêt guitare pour Sergio sur Comme elle vient... Bertrand, d'apparence perturbé de ne plus entendre la guitare de Serge, a récupéré élégamment le coup en le remplaçant le temps qu'il effectue un changement de guitare...

Pour terminer, pour ceux "qui n'en ont pas eu assez", il y a tout de même eu 2 rappels, avec entre autres Des armes, Comme elle vient mais curieusement, pas Un jour en France ! Donc pas d'histoire, le show était là, et on en a pris plein les yeux !

A bientôt pour la tournée !

Jérôme


LE CONCERT DE NOIR DÉSIR AU FESTIVAL SZIGET, EN HONGRIE, LE 3 AOÛT 2001
LE COMMENTAIRE DE LOIC

C'est après 24h00 de bus et 4h00 passées à la douane hongroise que nous arrivons à Budapest sous un soleil de plomb!!!

Le festival Sziget de Budapest (le woodstock hongrois)nous ouvre ces portes, nous sommes une poignée de français bien décidé à faire la fête durant ces 8 jours!!

Oui, 8 jours de camping avec douche d'eau froide sur une ile au milieu du Danube avec autour de nous une vingtaine de scène pour près de 500 concerts!!

Il est 17h30 ce vendredi 3 Août et tous les français du festival et de Budapest sont devant la scène à attendre leur groupe favori.

18h00 un son de voix s'échappe de la scène, c'est Bertrand Cantat qui ameute le reste des spectateurs européens... C'est partis pour 1h30 de folie sous les 35°C hongrois, la sécurité nous arrose d'un jet d'eau pour nous rafraîchir mais, par ce geste, éveil un peu plus notre envi de sauter et de chanter avec le groupe !!

Les morceaux joués sont les mêmes que lors des autres représentations estival du groupe, tous le monde connaît les paroles, mais chaque morceau a cette petite note qui fait que l'on est toujours sous le charme. Bertrand et Serge sautent dans tous les sens et Denis quant à lui nous fait un festival de lancer de baguettes!!

Les drapeaux tricolores flottent dans le ciel, la foule est conquise et en re-veux! "L'Homme pressé" et "comme elle vient" clôturent ce tour de chant fort en émotions. C'était fort, il faisait chaud, on était heureux!

Merci Noir Désir.

Quelques tetes d'affiches du festival:
-Morcheeba
-K's Choice
-Placebo
-Eagle eyes Chery
......

Mais aussi les tres bons "Les hurlements de Léo" et "Zenzile" ainsi que Lo Jo ( pas sur de l'orthographe) groupe d'Angers à découvrir si ils passent pres de chez vous!

LOIC


LE CONCERT DE NOIR DÉSIR AUX NUITS DE FOURVIÈRE LE 27 JUILLET 2001
LE COMMENTAIRE DE DESTINATION.NOIR-DESIR

LYON, 17 H 30: le ciel est menaçant; le concert commence dans plus de trois heures. Un groupe d'aficionados attend pourtant déjà, assis à même le sol. Quelques bienheureux achètent, à quelques pas de là, les places misent miraculeusement en vente au dernier moment.

19 H 45 : Virago entre en scène pour une première partie de quarante cinq minutes. Un rock ténébreux, peu de nuances dans le jeu, l'ensemble manque de souffle, et s'avère un peu répétitif.

20 H 45: C'est au tour des inénarrables Têtes raides d'entrer dans une arène noire de monde. Le groupe, alterne les classiques de son répertoire, avec ceux d'un "Gratte poil" qui contient décidément quelques perles.

Quel groupe de scène ! L'ambiance est chaleureuse et les textes, plein d'humour, font mouche. Le spectacle est total: aux instruments de base utilisés par tout groupe de rock qui se respecte, viennent s'ajouter accordéon, trombone et autres trompettes… et les voix très juvéniles des adorables Patalos, "en tournée dans toute la France".

22 H 15: Le public s'impatiente. Noir Désir fait enfin son entrée dans l'arène. La scène est plongée dans la pénombre. Les projecteurs sont braqués sur la foule. C'est donc en essayant de deviner les ombres dispersées aux quatre coins de la scène que l'on entre dans l'univers de Noir Désir, à l'aide d'une longue intro dominée par la clarinette d'Akosh.

Le ton est donné. Un reversant "Si rien ne bouge", d'une langueur inhabituelle me laisse sans voix. Ça promet !

Sans me laisser le temps de me remettre, la scène s'embrase au son d'un "Pyromane" incandescent. La fosse s'allume, elle aussi.

Pas de répit : C'est un Cantat en Transe qui enchaîne sur "No, no, no"… et se transforme en poupée de chiffons… et ce n'est pas "La chaleur" qui fait redescendre la température. La scène se baigne d'une lumière rouge sang…

Les morceaux se succèdent: "Marlène" est revisité par un Akosh décidément omniprésent.

Puis Cantat sort son harmonica: "Le fleuve" vient à point nommé pour calmer les esprits. Je jette un coup d'œil à côté de la scène. La nuit est tombée depuis longtemps, et Lyon, en contrebas, illumine la nuit.

"Comme elle est belle la ville et ses lumières seulement pour les fous", chante Cantat.

"One trip / one noise" est précédé d'une intro qui n'en finit pas… les morceaux revivent véritablement sur scène, tant ils sont retravaillés et malaxés, au gré de l'humeur du groupe. Chaque nouveau titre est une découverte.

Suivent quelques notes inconnues: c'est un nouveau morceau, prémisse du nouvel album : du Noir Désir qui serait plutôt classique, finalement, si le rythme n'avait pas été si Rock & Roll, et si les textes n'avaient pas été si différents de ceux auxquels Cantat nous a habitués jusqu'à présent.

Avec "Lolita nie en bloc", on revient en terrain connu, même si le morceau est lui aussi réorchestré. Un noirdésirophile téméraire plane au-dessus du public, passant de main en main. "Un ange passe" !

En terrain connu, donc. Mais pas pour longtemps: Cantat change déjà d'instrument, pour "Le vent l'emportera", très acoustique, très différent.

Noir Désir aime les contrastes. Et le prouve: "Tostaky" vient en effet mettre assez largement en péril la stabilité du théâtre antique… Les vénérables pierres tremblent, laissant nos corps s'envahir des vibrations d'une sono poussée à pleine puissance… Facétie du groupe: "Aqui para nosotros" est scandé au rythme d'une mélodie aux tonalités quelque peu latino. Il fallait oser, non ?

Le concert s'achève au son d'un "Lazy" singulièrement rallongé: Noir Désir se sent visiblement bien sur scène, et n'a pas envie de quitter les lieux !

Mais les rappels vont se succéder. "L'homme pressé" puis "A l'arrière des taxis" ouvre le bal. L'arène, debout depuis quelque temps déjà reprend en chœur les refrains…

Comme prévu, les Têtes raides reviennent sur scène pour une "Iditenté" qui allie parfaitement les ambiances des deux formations, pourtant si différentes.

Noir Désir n'en a pas finit pour autant: le groupe se lance dans le trépidant "Comme elle vient" pour achever la soirée.

C'est devant un public visiblement ravi que le groupe quitte la scène, après une prestation longue de deux heures. Le rappel se fait insistant, mais n'empêche pas les techniciens de démonter peu à peu les installations.

"OK, d'accord". C'est un Cantat qui fait mine de céder à contre-cœur sous la pression du public qui revient sur scène pour un "Le vent l'emportera" en "Acoustique expérimentale", selon les mots mêmes du chanteur. Le spectacle est tout à fait hallucinant : seuls deux micros fonctionnent encore, Denis est privé de sa batterie, Jean-Paul de sa basse. Cantat se démène face à un micro mal ajusté. Un micro bien trop bas pour chanter: Cantat se plie en deux. Un micro bien trop haut pour jouer: Cantat tente de placer son instrument à la bonne hauteur, à bout de bras.

Le groupe s'avance finalement sur le devant la scène, délaissant ces micros récalcitrants. Le public, qui battait jusque là la mesure, se taît pour entendre les derniers accords…

00 h 15: l'arène commence à se vider lentement. Le spectacle est terminé. Reste une courte nuit pour me remettre de ces deux heures d'une telle intensité, de ce rock sans concessions. De ce grand moment.

Florent GARNIER


LE CONCERT DE NOIR DÉSIR AU FESTIVAL DES VIEILLES CHARRUES LE 21 JUILLET 2001
LE COMMENTAIRE DE FLORENCE

Samedi 22 juin. 22h30, Noir Désir monte sur scène.

Une foule en délire. Bertrand chauffe sa voix et le groupe entame avec "Si rien ne bouge". Tout le monde reprend en coeur ou applaudit en rythme.

Bertrand lance ensuite quelques mots pour le public dans la fosse : attention à l'asphyxie... !

Les tubes s'enchaînent, le public réagit et chante toujours plus fort. La nuit nous offre une belle lune et Bertrand ne manque pas de le noter. Il danse, il saute, suivi de ses autres.

Déjà une heure 30 de concert. Le bis est demandé par tous. Noir Désir revient accompagné des Têtes Raides. Ils chantent "L'iditenté".

Enfin, Noir Désir entame l'intro de "L'homme pressé". Bertrand vient de casser une corde. Regard complice...On recommence tout ! Le public enchaîne parfaitement.

Le son des guitares reste un moment de plaisir et de folie mais déjà le groupe doit partir. Même les meilleures choses ont une fin...

Le groupe avait l'air heureux et le public l'était, à n'en pas douter !!

Les chansons (orde non garanti)

Si rien ne bouge
Pyromane
No, no, no
Lolita nie en bloc
A l'arrière des taxis
La chaleur
Marlène
One trip, one noise
Tostaky
Lazy
Le vent t'emportera
En bis: L'identité (avec les Tetes Raides)
L'homme pressé
Comme elle vient + une superbe impro strictement instrumentale

Flo


LE CONCERT DE NOIR DÉSIR AUX ARÈNES DE NIMES LE 19 JUILLET 2001
LE COMMENTAIRE DE PHILIPPE

Le groupe "My favourite dentist is dead" pour chauffer la place , les Muse qui ont foutu le feu aux Arènes , PJ Harvey pour calmer le jeu et refroidir les esprits , ils ne restait plus aux bordelais qu'à nous distiller leur poésie.

L'intro fut magique : zen, arabisante. Tout de suite derrière "si rien ne bouge", suivi pêle-mêle, parce qu'on ne retient jamais d'un poème l'ordre qu'il contient, mais les émotions qu'il dégage, de "à l'arrière des taxis", "no,no,no", "le fleuve", "tostaky", "marlène", "lolita nie en bloc", "l'homme pressé", "lazy" enivrante, "one trip/ one noise" hors concours, "pyromane" et pour finir, au second rappel, "comme elle vient" version longue.

Le son était bon, le jeu d'éclairage fabuleux, et le groupe en forme, soudé. Avec l'âge , Noir Désir se bonifie, et les deux inédits qu'ils nous ont offert laisse présager le meilleur pour la suite.

Hier soir le temps se prêtait à la finesse et à l'énergie du groupe, et même ceux assis dans les gradins ont terminé le concert debout, abasourdis, à la fois heureux et déçus ( "c'est déjà fini ?" ).

Les Noir Désir sont prodigieux, la magie qu'on associe aux concerts des bordelais est bien présente, et la beauté a bien circulé.

Philippe


LE CONCERT DE NOIR DÉSIR À THONON LE 14 JUILLET 2001
LA CHRONIQUE DE JAN-POL FERTINEL

Merci à Jan-Pol, toujours fidèle au poste, pour sa chronique.
Et merci à Barbara.

"S"i le soleil manquait au rendez-vous, la bonne ambiance et la générosité auront primé pour ce premier concert estival de Noir Desir, marquant ainsi un retour en grande pompe et en grande forme après quasi 4 ans d'absence.

Les angoisses d'annulation passées (une tornade annoncée). les organisateurs prendront la responsabilité de démarrer le festival avec 1 heure d'avance sur les horaires prévus.

KMA(Evian) sera le seul groupe à bénéficier de la clémence du temps et délivreront un set fusion-noisy sous les acclamations d'un public bien décide à en découdre avec les intempéries.

Les choses se gâtent pour Virago (Grenoble) qui doit écourter sa prestation. Au guitariste et au bassiste de terminer ce concert sulfureux devant la batterie.

C'est sous des trombes d'eau ininterrompues que Noir Désir va se livrer tout entier devant un public fiévreux et embourbé.

«Si rien de bouge» (avec JP aux claviers), »No,No,No» en guise d'intro, enchaînées par «Pyromane» et «Marlene», nouveaux rythmes, nouvelles harmonie, le répertoires est relifté systématiquement.

On peine à retrouver ses marques et on a l'impression d'entendre des inédits à la pelle.

Gros succès ! Serge hésite à se lancer dans la pataugeoire et reste accroché à son micro.

Bertrand ne semble pas gêné par ce déluge et en profite pour exécuter des pirouettes, solidaire plonge dans une flaque d‚eau. JP, lui, n'échappe pas à la chute et glisse de tout son long devant un Denis hilare.

Deux nouveaux titre en cadeau, le premier hésite entre «fin de siècle» et «tostaky»; le second (superbe) évoque la version jazzy des «écorchés vifs».

«l'homme presse» galvanise la foule, ouverture a capella par Denis et Bertrand. Première sortie avant que le groupe ne revienne éponger la scène inondée.

«tostaky» haut en choeur (JP chante de mieux en mieux), «lazy» entêtante et «comme elle vient» comme une ode à la pluie.

Mimiques, grimaces, mains serrées, Noir Désir quittent la scène ravi, les gens sont vivement remercié pour leur patience et leur engouement.

«rentrez chez vous vous sécher» lance Bertrand, paternel et moqueur. Le dernier orage vient de passer, il ne pleut plus, nous sommes propres... enfin!

Jan-pol Fertinel 15/07/2001

Voici à peu près la tracks-list.; les morceaux ne sont pas dans l'ordre et j'espère ne pas en avoir oublié:

Lolita nie en bloc
Les écorchés vifs
Pyromane
No, no, no
Si rien ne bouge
Tostaky
Lazy
Le fleuve
One trip, one noise
Marlene
A l‚arrière des taxis
L'homme presse
Comme elle vient
+ 2 inédits
+ 1 impro sur le temps qu'il fait"

LA CHRONIQUE D'ALEX

Le festival comme si vous y étiez: bravo aux reporters !

14 Juillet 2001.Thonon. J'ai réussi à travailler comme bénévole pour les estivalpes. Il est 15h, et j'arrive accompagné d'un pote sur des lieux que je ne connais que trop bien: un parc immense, un château revendu à la ville et le lac, bref, un cadre d'exception pour un concert d'exception.

On bossait depuis un petit moment lorsqu'un son nous fait dresser l'oreille: les balances d'une batterie, une batterie aux rythmes qui nous sont familiers. On accourt devant la scène et là, choc émotionnel, c'est bien "Noir Dez'", et c'est partit pour les balances... Une bonne ambiance règne, l'humeur joviale semble être de mise aujourd'hui. Pendant les balances, un texte inconnu sur un air inconnu nous fait frémir d'émotion, nous prend littéralement aux tripes (il s'avère que c'était un extrait d' "A l'envers, à l'endroit", et en exclu svp!!). Le groupe met ensuite un terme à ses balances en entonnant un "Si rien ne bouge" non moins émouvant. Puis, les balances terminées, le matériel est prêt pour ce soir et l'ambiance très conviviale règne toujours. On part alors à la rencontre de Bertrand et là, le rêve se réalise: il répond à toutes nos questions, plein d'humour, chaleureux, il nous parle comme s'il nous connaissait depuis longtemps déjà. Après ces quelques minutes de discussion (qui furent pour nous atemporelles), Bertrand nous quitte sur un "Salut, à ce soir !" complice.......

Le soir, justement, ça y est, les quelque 5000 personnes attendues sont présentes, et je me faufile tant bien que mal jusque devant la scène, ayant bossé durant les deux premiers concerts. Là, la tension commence à monter. La scène est obscure. "Noir Dez'!..Noir Dez'!...". Rien à signaler sur scène. "Noir Dez'!...Noir Dez'!...". Rien ne bouge. "Noir Dez'!...Noir Dez'!...". Ah! peut être un mouvement sur scène... OUI!!! Ça y est ils sont là, et c'est justement avec "Si rien ne bouge" que le concert commence. C'est sous des trombes d'eau que le concert se poursuit, ce qui ne gâche en rien le plaisir, la pluie battante avait même tendance à resserrer les liens entre le groupe et le public, du genre "on est trempé mais on s'en fout on est avec vous!". D'autant plus que Bertrand, désireux de montrer au public qu'il peut partager ce que celui-ci endure, plonge dans une flaque et nous fait un 100m brasse mémorable !

Au niveau musical, les bordelais sont en pleine forme, ils tirent un maximum des capacités de leurs instruments, sans pour autant les brusquer. On sent déjà l'accalmie de leur dernier album. Bertrand nous transcende de sa voix magique, il met le feu et le public suit.

Dès les premiers accords des morceaux connus de tous, tels "L'homme pressé", "Lazy", "Tostaky" ou "Comme elle vient", une véritable communion s'opère entre Noir dez' et le public, qui accompagne d'une seule voix, déchaîné, notre Bertrand. Dans ces moments-là, on ressent toute l'émotion dégagée par l'ensemble des 5000 personnes, la pluie ne compte plus, plus rien ne compte, le public et le groupe s'élèvent, comme un seul homme, comme transportés dans une autre dimension.

J'y pense encore........

Pour d'autres morceaux, c'est le plaisir de les découvrir pour certains, celui de les retrouver pour d'autres, notamment avec "No,no,no", "Marlène" (et Bertrand qui sort son Harmo, merci Bertrand ;o) ), "La Chaleur" et d'autres encore...

Mais soudain, sans vraiment y croire, on sent que c'est la fin, et après deux rappels, malgré la ferveur du public, il n'y en aura pas de troisième: un dernier merci et puis s'en vont.

La foule se disperse petit à petit, et nous, on retourne au château, où on devait dormir. Après quelques temps, c'est Sergio qui passe, nous croise et nous parle, l'occasion pour nous de le remercier après avoir un peu discuté avec. Le reste du groupe descend ensuite, des merci fusent et des regards reconnaissants s'échangent, et les bordelais partent, tandis que nous, déjà nostalgiques et le coeur gros, regardons les espaces s'éloigner, avec un seul mot en tête,

MERCI


LA CHRONIQUE DE CLÉA ET FLORENCE

Le festival comme si vous y étiez: bravo aux reporters !

"Ce festival rassemble 176 personnes dont 80 bénévoles ainsi qu'une équipe technique (les roadies) , des services de la ville , la sécurité , les côtiers et la police municipale…..Le budget est de 1 million et demi. Et les recettes constituent 70% du budget. Ce soir (grâce ou a cause des Noir Dez ?)se trouvent aussi environ une vingtaine de journalistes . Il semble que de plus en plus de personnes s'intéressent à ce petit festival , particulièrement grâce à l'information diffusée par le web .Cette année voit la publicité prendre une vraie ampleur mais la promotion et la grosse pub ne sont pas les objectifs premiers des organisateurs .Ce qui n'empêche pas les gens de venir de toute la France pour le concert . Aujourd'hui un premier risque est pris : il y aura 5000 festivaliers . Un véritable challenge pour ce petit festival de province . Qui nous a prouvé désormais qu'il n'en était pas un sans pour autant prétendre à une reconnaissance outre mesure.


LE FESTIVAL

Les Estivalpes tiennent avant tout à garder un certain esprit qui n'est pas celui d'attirer le plus de public possible .La convivialité , le côté familial prime sur la notoriété ou les recettes . Et c'est sûrement ce qui a plu a un groupe tel que Noir Désir .Une scène chaleureuse et personnelle, un cadre magnifique, un public homogène , une organisation d'une très grande classe . Que pouvaient souhaiter de plus les Bordelais pour leur retour "à la maison" ? Le soleil ….

Il est environ 14h quand nous arrivons sur les lieux du festival . L'organisateur ne nous avait pas menti : le cadre est magnifique . Un château style début 20eme quelque peu rénové fait l'office de QG et de loges pour les groupes. Le rez-de-chaussée seulement sera accessible à la presse toute la soirée. En attendant l'arrivée de la sécurité on en profite pour visiter les lieux…..au premier étage les loges…à notre droite KMA et VIRAGO ..à notre gauche un peu renfoncée …loge NOIR DESIR….Devant nous : la pelouse qui s'étend jusqu'aux bords du lac sur lesquels se dresse une grande scène avec coulisses etc…Bref la grande classe aussi bien pour les groupes que pour le public!

De chaque coté du château se trouvent buvettes, services de soins , merchandising…

Des petits problèmes avec l'appareil photo nous ont malheureusement empêché de prendre toutes les photos oulues…

On finit les repérages des lieux pendant que Virago termine les balances …..

KMA:Ils sont originaires d'Annecy , de Genève, de Naples ou de Sarajevo . Depuis 5 ans nos quatre compères roulent leurs bosses sur les routes de France, de Suisse mais aussi de Russie ,d'Allemagne ou d'Italie .Leur premier album est auto produit et s'intitule "hovercraft"(2000). Quant à "Salad" leur deuxième opus co-produit avec leur label ChroniK Records , vous le trouverez bientôt dans les bacs . Ce groupe qu'on a pu qualifier de rock français s'inspire d'une kyrielle d'autres groupes, de sons, de musiques étrangères . Qu'il s'agisse de jazz , de dub ou de chansons françaises .Quelques noms , Bashung, John Spencer , les vieux Gainsbourg .Les textes s'inspirent de la vie quotidienne comme du cinéma. Leur parcours est vaste pour un aussi jeune groupe .

KMA: Ce qu'ils pensent des bordelais: "Noir désir est un vrai groupe avec un vrai passé . Rien que pour leur expérience ils méritent le plus grand respect .De plus ce festival est important pour nous , il y a près de 6000 personnes , les conditions déployées sont énormes , c'est la grande classe ! Et puis on a des points communs avec les groupes de ce soir (Virago, Noir Désir) . "

Kma a un son déjanté, et contrairement à ce qui a été dit je ne les trouve pas si proches de Noir Désir . La présence des samples donne un aspect plus aérien au son, la rythmique est moins lourde que ce qu'on peut trouver dans le rock traditionnel .Et puis il faut le dire , un bassiste en jupe longue fendue sur scène ça le fait grave!! Bref Kma nous fait passer un bon moment , je pense que sur vos platines il en sera de même .


NOIR DESIR

En attendant de rencontrer l'organisateur de ce festival … on assiste à l'entrée remarquée des Noir Dez' . Remarquée car le camion qui transportait leur matos a percuté avec fracas un des sapins du parc… bah plus de peur que de mal .. et une bonne façon de montrer que malgré eux les Bordelais ne passent pas inaperçus !!!En tout cas c'est raté pour l'entrée discrète….. Et puis ça a été leurs balances…..Ils partent à la recherche du larsen "c'est une chanson pour les chiens et pour les sourds..." Bertrand Cantat semble de bonne humeur et en bonne forme ! On en espère autant ce soir … Enfin, on a eu le droit à "Rien ne bouge " en fin d'essais….on essaie alors d'avoir quand même un entretien .Et là c'est un peu l'émotion.. Bertrand Cantat est tel que je me l'imaginais, naturel, spontané , souriant .Sa réponse nous laisse espérer un petit peu mais le manque de temps fait qu'il est déjà 18 h et les voilà qui repartent pour leur hôtel….tant pis …la prochaine fois …..


LE CONCERT

Enfin il est 19 h30 … le public commence a affluer ..

Le concert commence aux alentours des 20h 30 …A peine Kma commence à jouer que les premières gouttes se font sentir…Pour l'instant ça va encore …mais à fur à mesure du concert ça ne fait qu'empirer …La prestation de Kma est bonne ,le groupe nous sert un rock métissé , hélas pas tout à fait en harmonie avec les couleurs du ciel de Thonon … Marcel (le bassiste) se démène dans une jupe longue ,et sinon tout le groupe donne le meilleur au public..qui ne se bouge pas vraiment ….La pluie n'a pas aidé et pour Virago ce sera encore pire. Mais cette fois , Virago oblige , on est dans la fosse!! Olivier (chant/guitare) fait son psychopathe sur scène et effraie les jeunes filles, roulant des yeux ou mêlant de petits rires sardoniques dans les chansons ,il faut le voir pour comprendre ! Jean-Marc (basse) lui joue les yeux mi-clos comme toujours et Xavier (batterie) reste parfaitement synchro . La set list se compose dans le désordre de Tout va pour le mieux, Premier Jour, Je, personne, A deux doigts, Ouvre moi, le précieux Un instant , le Beau palais, et pour le reste ma mémoire fait défaut . Leur set était impeccable, je crois d'ailleurs que ceux dans le public qui ne les connaissait pas ont du être agréablement étonnés tant le concert était dense, à fleur de peau , comme toujours avec Virago . Comme d'habitude pas vraiment de bavardages avec le public entre les titres . Le groupe nous prouve encore une fois sa démence scénique et son authenticité .Pas de rappels hélas, la pluie les oblige à terminer sur un set de 45 mns au lieu d'1h et quart. Grosse déception pour nous. Le temps de balayer l'eau de la scène et le public s'impatiente (ce qui était assez légitime vu le froid et le déluge ! ) . Pendant un instant "Cantat "et "Noir Dez" sont repris en chœur . Enfin ça y'est les bordelais sont là . Surprise ils sont cinq , il faut compter le saxo/clarinettiste . Encouragements de Bertrand pour le public noyé et c'est "Rien ne bouge" . Sa voix est sublime , non je ne pleure pas , de toute façon on voyait rien avec la pluie !! Puis on se ressaisit car la suite arrive avec Pyromane et un nouveau morceau , sans doute le single qui sort cet été . Puis c'est La Chaleur, No,no,no, One Trip/One noise , A l'arrière des taxis, Lolita nie en Bloc , Marlène . A l'intro de Marlène on a d'ailleurs droit à une impro de Bertrand sur la pluie "Dans la boue et dans la pluie …….Je fais ce que je peux pour essayer de vous réchauffer …." !!!En tout cas merci, on apprécie , vraiment. Puis viennent le Fleuve (en l'honneur du lac Leman?) et le très attendu Tostaki . Les titres sont entrecoupés des plaisanteries de Bertrand qui courageux et "solidaire "se jette d'ailleurs dans une flaque sur la scène. JP lui glisse plus ou moins juste sous le nez de Denis. Avec "L'homme pressé" petit clin d'œil à l'attention de notre bien aimé chef d'état et du 14 juillet . Il fallait s'y attendre .Un nouveau morceau avec Bertrand à la guitare acoustique et le saxo nous donne un léger aperçu de ce que sera le nouvel album. Plus d'instru à ce qu'il me semble , quelque chose de plus posé aussi ? On verra à la rentrée .Sinon le set est massif, bien qu'il me semble que les Noir Dez restent assez tendus pendant les premières chansons et donc également plus sobres. Mais quoi de plus normal ? N'oublions pas que cela fait plus ou moins quatre ans qu'ils ne tournent plus "comme avant" et c'est leur premier concert devant une foule (5000 personnes s'il vous plait) qui elle sait désormais les juger, les comparer …Et ils s'en tirent vraiment bien . Bertrand tantôt à genoux tantôt personnage semble retrouver ses repères . Dans la fosse on se croirait dans un sauna entre la pluie dégoulinante et la chaleur qui y règne . Impossible de sortir l'appareil photo .Et ils s'en vont . Puis reviennent balai à la main essuyer la scène! C'était avant de reprendre les instruments sur un long et non moins émouvant Lazy. Dialogue .L'eau ruisselle .Retour dans les coulisses . Second et dernier rappel avec Comme elle vient . Ils remercient les techniciens et les "hommes-balais "qui ont passé la soirée à purger la scène .Puis la main sur le cœur ils remercient le public qui a passé la soirée sous les chutes de pluie et de boue pour eux . Bertrand et Denis s'emparent alors des casques lumineux de deux infirmiers et jouent avec un moment avant de se précipiter tous vers le public et de le remercier par poignées de mains chaleureuses. Cherchez l'erreur. A nous de les remercier d'être revenus sur scène après quatre trop longues années , de nous avoir livré un aussi beau concert malgré les conditions météo, d'avoir gardé la foi. Bref d'être restés eux mêmes .Privilégiées nous les voyons passer rapidement au Château où se trouvent les loges . Ils sont émus, étonnés apparemment de l'accueil qu'ils ont reçu ce soir. Nouvelles poignées de main, des "merci "qui en disent long .

Bravo et merci à vous .

Cléa / Florence (juillet 2001)

LE COMMENTAIRE DE CAROLE

"C'est sous une pluie battante que Noir Désir a apparu, nous remerciant par avance de les avoir attendu avec tant de patience sous l'orage...

Malgré quelques réglages sonores moyens, c'est avec passion et folie qu'ils se sont jetés dans leur répertoire.

Du plus ancien au plus récent; de "Pyromane" à "L'Homme pressé" (dédicacé à M. Chirac) en passant par "Le Fleuve", "A l'arrière des taxis", "La chaleur", "Si rien ne bouge", "Marlène", "Lolita nie en bloc" ou "Tostaky" et bien sÛr "Lazy", "Comme elle vient", etc.

Ils nous ont enchantés et bien réchauffé avec leur entrain. Bertrand s'est jeté à terre afin d'essuyer la pluie coulant sur la scène, puis Nini s'y est mis avec le balais. Ils nous ont bien fait rire (comme d'habitude!).

Notre attente a bien été récompensée.

Merci Noir Désir, c'est toujours un vrai plaisir..."

Carole

LE COMMENTAIRE DE MALAKA

"Le cadre aurait pu être super, c'était au bord du Lac de Genève, au bord de la plage, près d'un vieux château qui pour un soir fut considéré comme notre Bastille à nous. Mais malheureusement, on était dans la tempête, une vrai tempête, je pense que les organisateurs étaient à deux doigts de tout arrêter... mais la pluie et les orages ne sont plus vraiment un problème quand on est fidèle à ce qu'on aime...

C'était vraiment impressionnant ces torrents qui s'abattaient sur un public définitivement motivé puisque là malgré tout, malgré cette putain de tempête. En ce qui concerne le groupe, Ils ont été géniaux et ils ont essayé de compenser cette putain de météo, et les modifs de programmation qui vont avec (quoiqu'en lisant les commentaires des concerts des autres villes je peux dire qu'on a eu droit au même titres) en nous offrant une présence béton et comme toujours en ce qui les concerne magique. On a même eu droit à une petite impro sur l'intro de Marlène avec pour thème " la pluie " (évidemment). De plus, plein de bonne volonté, Bertrand a aider les organisateurs à essuyer les flaques d'eau sur scène en se jettant à terre pour éponger avec son tee-shirt... On les sentait vraiment désolés pour nous...

NOIR DESIR, c'était mon tout premier concert il y a un peu plus de 10 ans, j'en avais 14 et j'avais jamais vécu un truc aussi puissant alors j'aurais pu être déçue, et puis finalement pas tant que ça, je pourrais même dire pas du tout. Forcément, ça pouvait pas être pareil, je n'ai plus 14 ans, je suis plus critique et malheureusement, il m'en faut toujours un peu plus pour m'émerveiller. Mais de presque tous leurs morceaux, ils ont réussit à faire des balades, qui vous restent gravés dans le crâne bien après qu'elles ne soient achevées, bien après que le concert soit terminé, la foule dispersée et le matos rangé. Pas de pogo, ni de slam, à peine sur " à l'arrière des taxis " et sur " Tostaky ", mais avec cette putain de flotte on était tous coincés dans nos jeans trop serrés... La seule critique, c'est qu'étant donné la courte période pendant laquelle les places étaient disponibles (environ 1 petite semaine), les vrais fans ont sûrement dus manquer le RDV, mais ils attendront leur tournée promotionnelle en 2002....

Voilà, je n'ai qu'une envie, les revoir... Et vite...

Malaka


LES CONCERTS DE SERGE TEYSSOT-GAY
AU LAVOIR MODERNE DU 30 OCTOBRE AU 4 NOVEMBRE 2000

LE COMMENTAIRE D'EMILIE PAUL (http://www.multimania.com/plurizic/)

Ce soir, jeudi 2 novembre, Sergio et Les Hurleurs étaient au Lavoir moderne. Sergio y présentait les morceaux de son second album qui devrait sortir le 7 novembre.

La salle du lavoir se prête bien à l'ambiance musicale mêlée aux textes d'Hyvernaud : petite, faite de bois et de mur bosselés, la pièce crée une atmosphère intime.

Surprise : on doit rester assis ; pas le choix. Remarquez, les chansons invitent bien plus à la méditation qu'à la bousculade.

Deuxième surprise : Sergio est seul sur scène, entouré par deux peintures de visages torturés (Sergio a cité le nom du peintre, mais je n'en ai plus souvenir), éclairées de cette même lumière jaune étrange et mystique qui encadre son visage. Bref, pas de musiciens.

La musique en fait, directement inspirée de la veine électro, mêle rythmes rappelant les souffrances de Portishead,à une guitare récurrente, dérangeante, porte ouverte sur le néant, côtoyant des sons venus d'ailleurs. Les textes d'Hyvernaud, à la fois chantés et parlés avec beaucoup de profondeur par Sergio, tirés de La Peau et les os, sont brûlants de désespoir, et, en symbiose avec la musique, se font l'écho d'un dernier sursaut de colère face à la passivité collective.

Sergio a vraiment été très bon, et a su musicalement traduire les sensations que l'on peut ressentir à l'écoute de ces textes : une lutte entre le laissez-aller et la révolte, que reflète la confrontation entre musique et paroles, ou au contraire l'alliance des mots et des sons pour exprimer le chaos dans lequel est plongé l'auteur de ces textes.

Emilie PAUL


LE CONCERT DE NOIR DÉSIR AU PALEO FESTIVAL LE 28 JUILLET 2000
LE COMMUNIQUE OFFICIEL

La France est en vacance.

Pas Noir Désir.

La preuve ? Les Bordelais se sont produits Vendredi 28 juillet au Paléo Festival, à la surprise générale (Merci à Joe, Alain, Camille pour l'info) !

Voici donc la communication officielle des organisateurs du festival sur le sujet (http://www.paleo.ch):



Le concert des Cranberries est annulé, bienvenue à Noir Désir !

Les organisateurs du Paléo Festival ont été informés aujourd'hui que les Cranberries étaient contraints d'annuler